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Mercredi de la 3ème semaine de carême

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

Quand nous pensons « loi », nous pensons obligations, poids, répression, amendes etc … Le livre du Deutéronome, ne nous présentent pas du tout les lois de cette manière, mais d’une façon très étonnante : une sagesse qui fait vivre. « (Les lois) seront votre sagesse et votre intelligence aux yeux de tous les peuples. Quand ceux-ci entendront parler de tous ces décrets, ils s’écrieront : “Il n’y a pas un peuple sage et intelligent comme cette grande nation !” » Avouez que c’est très différent.  Et la sagesse biblique c’est la capacité que nous donne le Seigneur de discerner et de vivre ce qui conduit à la vie. Dieu ne donne pas une règle pour contrôler son peuple, encore moins pour le punir, mais pour lui ouvrir un chemin de vie.

Dans l’Évangile selon saint Matthieu, Jésus va encore plus loin.  Il ne supprime pas la Loi : il la mène à sa plénitude. La Loi n’est pas un ensemble de prescriptions extérieures : elle devient un chemin intérieur, celui de l’amour. Non seulement, nous sommes appelés à la vie par cette sagesse, mais en plus, cette sagesse va donner la vie aux autres.  Selon l’ancien chant, « je n’ai pas qu’une âme qu’il faut sauver », mais j’ai la charge, par amour, de sauver le monde entier, de faire en sorte qu’il vive par l’amour de Dieu qu’il reçoit à travers moi.  Vaste entreprise !!!

Et enfin, Moïse dit : « N’oublie pas les choses que tes yeux ont vues. » La foi biblique est une mémoire vivante, ou encore dans notre jargon, un mémorial : raconter, transmettre, témoigner, mais pour rendre présent. Le Carême est un temps pour redécouvrir cette mémoire et la partager, la rendre vivante aujourd’hui pour que je vive et que le monde vive.

 Pour l’Église répandue sur toute la terre : qu’elle garde vivante la mémoire de la Parole confiée par Dieu ; qu’elle ne la cache pas comme un trésor enfoui, mais qu’elle la fasse résonner comme une source de sagesse et de vie au milieu des nations.

Pour les peuples et leurs responsables : que la loi inscrite par Dieu au cœur de l’humanité inspire leurs décisions ; que la justice l’emporte sur la violence et que les nations découvrent la sagesse qui fait vivre.

Pour ceux qui cherchent un sens à leur vie : que la Parole de Dieu soit pour eux lumière dans la nuit, chemin dans le désert et promesse d’une vie plus vaste que leurs peurs.

Pour les familles et les éducateurs : qu’ils transmettent avec patience et espérance la mémoire des merveilles de Dieu ; que les jeunes générations découvrent la joie de marcher dans les voies du Seigneur.

Pour nous-mêmes en ce temps de Carême : que la Parole reçue ne demeure pas lettre morte ; qu’elle prenne racine dans nos cœurs comme une semence appelée à porter du fruit dans nos paroles et dans nos gestes.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …


Prendre quelques minutes pour écouter réellement la Parole de Dieu : relire lentement l’Évangile du jour, retenir une phrase et essayer de la vivre dans une situation concrète de la journée.

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