Saint Joseph
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.
Si vous ouvrez les pages du Nouveau Testament, si vous parcourez l’Évangile de ce jour, vous serez frappés par un étrange silence : Joseph ne dit pas un mot. Pas une phrase, pas une explication, pas un discours. Et pourtant, tout parle en lui. Son silence n’est pas vide : il est habité. Il écoute comme on veille dans la nuit, il décide comme on pose un pas sûr, il agit comme on répond à une voix intérieure. Non, il ne comprend pas tout — et c’est peut-être là qu’il nous rejoint le plus. Il avance dans une obscurité traversée de confiance, comme on marche à la lueur d’une lampe fragile. Le pape François l’a écrit avec justesse dans Patris corde : « Joseph n’est pas un homme résigné passivement. Il est un protagoniste courageux et fort. »
Joseph ne cherche pas à tout expliquer, il ne cherche même pas à dire. Sa foi ne fait pas de bruit. Elle se donne à voir dans ses gestes, dans la fidélité humble de ses jours. Car la foi n’habite pas d’abord les paroles, elle prend chair dans une vie.Alors le Carême devient peut-être cela : apprendre à faire, simplement, le bien qui est à notre portée, là où nous sommes, avec ce que nous sommes. Comme une eau discrète qui irrigue la terre, comme une lumière douce qui éclaire sans éblouir.Faire les choses ordinaires avec un amour extraordinaire, dans la fidélité des jours simples et la discrétion d’un cœur offert.
La promesse faite à David dans le livre de Samuel est immense : « Ta maison subsistera pour toujours, ton trône sera stable à jamais. » Une promesse royale, éclatante, presque vertigineuse. Et pourtant… elle s’accomplit dans l’ombre d’un homme silencieux, un artisan de Nazareth, un village dont on disait avec ironie : « Que peut-il sortir de bon de là ? » Joseph n’est ni roi, ni puissant, il n’occupe pas le devant de la scène. Et pourtant, sans lui, rien ne se déploie. Il est comme ces racines cachées sans lesquelles l’arbre ne pourrait tenir debout.François écrit encore : « Dans chaque circonstance de sa vie, Joseph a su dire “oui”. » Un oui sans éclat, un oui sans bruit, mais un oui qui soutient l’histoire du salut. Dieu aime écrire ses plus belles pages à l’encre invisible des vies ordinaires. Ouf ! nos jours simples, nos gestes cachés, nos fidélités silencieuses ont un poids d’éternité. Inutile de rêver à des exploits éclatants. Dieu préfère souvent la lumière douce d’une vie fidèle.
Paul, écrivant aux Romains, parle d’Abraham : « Espérant contre toute espérance, il a cru. » Joseph marche dans cette même nuit habitée de confiance. Il accueille ce qu’il ne comprend pas, il traverse l’inquiétude, il avance sans tenir la carte du chemin.Et encore une fois, François nous glisse cette clé précieuse : « La vie spirituelle que Joseph nous montre n’est pas un chemin qui explique, mais un chemin qui accueille. »
Accueillir… comme on ouvre les mains, comme on reçoit la pluie, comme on laisse entrer la lumière.Alors le Carême devient un chemin très simple, presque pauvre en apparence, mais riche d’une confiance profonde : marcher, sans tout comprendre, sans tout maîtriser, et murmurer doucement, au fil des jours : Je ne comprends pas tout… mais je continue à marcher.
Pour les familles, et pour tous ceux qui portent des responsabilités cachées, donne-leur la force tranquille de Joseph, la patience des jours ordinaires et la joie de veiller sur la vie qui leur est confiée. Seigneur, nous te prions.
Pour notre monde inquiet et souvent troublé, où tant d’hommes et de femmes avancent sans voir clairement la route, fais naître des cœurs confiants qui osent espérer contre toute espérance et devenir des artisans de paix. Seigneur, nous te prions.
Pour ceux qui doutent, ceux qui portent des fardeaux invisibles, ceux qui se sentent perdus ou dépassés, viens déposer en eux ta présence fidèle et apprends-leur à avancer pas à pas avec toi. Seigneur, nous te prions.
Pour nous tous rassemblés en ce jour, apprends-nous à accueillir ta volonté dans la simplicité, à faire confiance à ton œuvre cachée, et à devenir, à la suite de Joseph, des gardiens discrets de la vie et de l’espérance. Seigneur, nous te prions.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Pour les familles, et pour tous ceux qui portent des responsabilités cachées, donne-leur la force tranquille de Joseph, la patience des jours ordinaires et la joie de veiller sur la vie qui leur est confiée. Seigneur, nous te prions.
Pour notre monde inquiet et souvent troublé, où tant d’hommes et de femmes avancent sans voir clairement la route, fais naître des cœurs confiants qui osent espérer contre toute espérance et devenir des artisans de paix. Seigneur, nous te prions.
Pour ceux qui doutent, ceux qui portent des fardeaux invisibles, ceux qui se sentent perdus ou dépassés, viens déposer en eux ta présence fidèle et apprends-leur à avancer pas à pas avec toi. Seigneur, nous te prions.
Pour nous tous rassemblés en ce jour, apprends-nous à accueillir ta volonté dans la simplicité, à faire confiance à ton œuvre cachée, et à devenir, à la suite de Joseph, des gardiens discrets de la vie et de l’espérance. Seigneur, nous te prions.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

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