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Vendredi de la 3ème semaine de carême

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

Je vous rappelle qu’Osée était marié et voilà que son épouse est allée voir ailleurs si l’herbe n’était pas plus verte.  Mais le prophète reste profondément amoureux de celle qui l’a trompé.  En voyant sa situation, il imagine qui est Dieu.  Dans son livre, Dieu ne parle pas comme un juge mais comme un amoureux blessé : «Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit. »  Dieu n’a qu’une envie : que je revienne à lui et si je reviens, dit Osée, je serai guéri.  On est loin d’une conversion qui soit humiliante et déprimante, mais c’est plutôt un retour vers l’amour qui guérit.

Dans l’évangile, Jésus résume toute la Loi en deux commandements : aimer Dieu - ce qui se trouvait déjà dans la première lecture d’hier - rappelez-vous - et aimer son prochain. Cette deuxième partie se trouve dans un livre pas très folichon qui s’appelle le Lévitique : « Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur. »  Dans les deux cas, on est loin d’un « système ».  Notre foi est une orientation du cœur et le carême nous apprend à être des tournesols, des héliotropes : nous re-tourner vers le Seigneur et nous le verrons en lui-même et dans ceux qui ont faim, soif, qui sont nus, malades ou en prison. 

Et enfin la parole de Jésus au scribe : «Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Il ne lui dit pas cela parce qu’il a bien récité son catéchisme.  Absolument pas.  Mais parce qu’il a compris le cœur de la foi : aimer et non faire des actes rituels extérieurs.  Et la conclusion de Jésus est sans appel : tu es proche du royaume, du paradis déjà sur terre.  Jean le rediras : « Dieu est amour; et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. » Et le Jeudi-Saint, au lavement des pieds, nous chantons : « Ubi caritas et amor, Deus ibi est » - « Où sont la charité et l’amour, Dieu est présent ».  

 Pour ton Église, Seigneur : qu’elle ne cesse de redire au monde la tendresse de ton appel : « Reviens à moi de tout ton cœur » ; qu’elle soit pour les hommes un jardin où fleurit la miséricorde et un chemin où l’on apprend à aimer.

Pour les peuples de la terre et leurs responsables : que l’amour du bien commun l’emporte sur les intérêts égoïstes ; que la justice et la compassion deviennent la loi des nations et que les peuples marchent vers une paix durable.

Pour ceux qui se sont éloignés de Dieu ou qui se croient perdus : que la parole du prophète résonne dans leur nuit ; qu’ils découvrent que ta miséricorde est plus forte que leurs fautes et que ta tendresse relève ceux qui tombent.

Pour ceux qui souffrent de solitude, de pauvreté ou de rejet : que ton amour se rende visible à travers des gestes simples de fraternité ; qu’ils rencontrent des témoins de ta bonté et retrouvent confiance dans la vie.

Pour nous tous en marche vers Pâques : ouvre nos cœurs à la simplicité du plus grand commandement ; que notre amour pour toi se traduise dans la justice, la patience et la tendresse envers nos frères.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …


Choisir un geste d’amour très concret : appeler ou encourager quelqu’un qui traverse une difficulté, rendre un service discret.

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