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Lundi de la 2ème semaine de Pâques 

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »

Il y a des jours où la foi ressemble à une construction : on réfléchit, on comprend, on organise. Et puis il y a des jours comme aujourd’hui… où la foi ressemble à quelque chose de beaucoup plus simple : respirer.
Dans les Actes des Apôtres, les disciples viennent d’être menacés. Rappelez-vous : on leur a dit : “Arrêtez de parler de Jésus.” On leur a fermé des portes. On a voulu limiter leur parole. Et que font-ils ? Ils ne se replient pas. Ils ne s’endurcissent pas. Ils prient. Mais attention : ce n’est pas une prière de fuite. C’est une prière audacieuse. Ils disent : « Donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole avec assurance. » Ils ne demandent pas une vie facile. Ils demandent un cœur habité. Et alors, il se passe quelque chose d’extraordinaire : « Ils furent tous remplis de l’Esprit Saint. » Remplis.
Comme des voiles qui se déploient.

Et cela rejoint le psaume : « Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. » Cette parole, nous l’avons déjà entendue. Au baptême de Jésus. Comme une déclaration d’amour : “Tu es mon Fils.” “Tu es aimé.” “Tu es vivant de ma vie.”
Et voilà peut-être le secret de cette confiance des apôtres : ils savent, au fond d’eux, qu’ils sont portés par un amour plus grand. La foi ne commence pas par ce que nous faisons pour Dieu. Elle commence par ce que Dieu dit de nous.

Et puis arrive l’Évangile… Nicodème vient voir Jésus… de nuit. Il cherche. Il sent qu’il y a quelque chose. Mais il ne comprend pas encore. Et Jésus lui parle d’une chose étrange : “Naître d’en haut.” Nicodème est un homme sérieux. Il pense logiquement. Alors il demande : “Comment ?” Et Jésus répond avec une image magnifique : « Le vent souffle où il veut… tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient, ni où il va. »
Voilà l’Esprit. Un vent. Et le problème, c’est que nous aimons bien… contrôler le vent ; Nous voudrions : savoir d’où il vient, où il va et combien de temps il va durer. Mais l’Esprit… ne se laisse pas enfermer. Il passe là où on ne l’attend pas. Il agit dans des lieux discrets. Il transforme doucement. Laissons-nous « déplacer » par Dieu. Comme les apôtres. Ils étaient enfermés… et les voilà envoyés. Ils avaient peur… et les voilà habités. Comme Nicodème. Il vient dans la nuit… et il repart avec une lumière qui commence à naître.

Alors aujourd’hui, trois invitations très simples : 
Laisser l’Esprit prier en nous. Même si les mots sont pauvres. Même si la foi est fragile.
Se rappeler que nous sommes aimés : « Tu es mon Fils. »
Accepter de ne pas tout contrôler. Le vent souffle. Et parfois… c’est très bien ainsi. 
Le vent ne se voit pas. Mais il agit. On en voit les effets. Peut-être que, discrètement, aujourd’hui, quelque chose en vous est déjà en train de bouger.

Alors ne fermez pas les fenêtres.

Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité. Alléluia !

Dieu vivant, toi qui fais naître à nouveau ton peuple par le souffle de ton Esprit, toi qui parles au cœur dans le silence, toi qui conduis là où nul ne peut prévoir, écoute la prière de ton Église.

Pour ton Église, appelée à se laisser conduire par ton Esprit, qu’elle ne cherche pas à tout maîtriser, mais qu’elle demeure disponible à ton souffle, et audacieuse dans l’annonce de l’Évangile. Seigneur, nous te prions.

Pour les peuples de la terre, là où les vents contraires soufflent, où les tensions et les peurs s’installent, fais lever ton Esprit de paix et ouvre des chemins de réconciliation. Seigneur, nous te prions.

Pour ceux qui traversent la nuit, ceux qui cherchent sans comprendre, ceux qui avancent dans le doute, rejoins-les avec douceur et fais naître en eux une lumière nouvelle. Seigneur, nous te prions.

Pour ceux qui ont peur de lâcher prise, ceux qui veulent tout contrôler, ceux qui hésitent à faire confiance, apprends-leur à s’abandonner à ton souffle et à découvrir la liberté de tes enfants. Seigneur, nous te prions.

Pour nous tous rassemblés aujourd’hui, apprends-nous à accueillir ton Esprit, à vivre comme des fils et des filles aimés, et à marcher dans la confiance. Seigneur, nous te prions.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …


Aujourd’hui, prendre 5 minutes de silence réel et simplement respirer en disant intérieurement :“Esprit Saint, viens.”
Sans chercher à comprendre. Sans chercher à réussir. Juste… laisser le vent passer.




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