Accéder au contenu principal

 

Lundi de la 4ème semaine de Pâques

 Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

Il y a des moments où Dieu dérange... non pas en faisant du bruit, mais en élargissant nos cadres. Car notre Dieu a horreur de l’étroitesse. Dans les Actes des Apôtres, Pierre est convoqué. On lui demande des comptes : « Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux ! » Pour les premiers chrétiens qui sont issus du judaïsme, la pilule est difficile à avaler. Mais Pierre raconte. Une vision. Une rencontre. Un Esprit qui descend... même sur ceux qu’on n’attendait pas. Et alors, cette phrase magnifique : « qui étais-moi, moi, pour empêcher l’action de Dieu ? » Quelle conversion ! Pas seulement changer de comportement, mais changer de regard. Accepter que Dieu soit plus grand que nos catégories. Accepter qu’il aime au-delà de nos frontières. Dieu n’est pas réservé. Il est donné.

Et pendant ce temps, le psaume murmure : « Mon âme a soif de Dieu. » Une soif profonde. Une soif universelle. Comme si, au fond, tous les cœurs — quels qu’ils soient — cherchaient la même source.

Et Jésus vient répondre à cette soif. « Je suis le bon pasteur. » Pas un gardien distant. Pas un chef autoritaire. Un pasteur. Celui qui connaît. Celui qui appelle. Celui qui donne sa vie.
Et il ajoute quelque chose d’extraordinaire : « J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos. » Dieu voit plus large que nous.
Il y a toujours « d’autres brebis »... que nous ne connaissons pas, que nous n’attendions pas, que nous n’aurions peut-être pas choisies... mais que Dieu aime et qu’il vient chercher.

Alors aujourd’hui, une question simple : Qui sont « les autres brebis » dans ma vie ? Ceux que je comprends mal ? Ceux qui sont différents ? Ceux que j’exclus sans m’en rendre compte ?
Commer le Seigneur, il nous faut aimer plus largement.
Et si nous acceptons cela, alors notre foi respire. Elle devient plus vaste. Plus libre. Plus vivante.
Et nous découvrons que le Bon Pasteur nous conduit... non pas dans un petit enclos fermé, mais dans un espace ouvert où chacun a sa place.

Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité, Alléluia !

 
Dieu de tendresse, toi qui conduis ton peuple comme un pasteur, toi qui fais jaillir en nos cœurs une soif de vie, toi qui ouvres des chemins là où nous dressons des frontières, écoute la prière de ton peuple.

Pour ton Église, appelée à accueillir sans exclure, donne-lui un cœur large comme le tien, capable de reconnaître ton Esprit à l’œuvre là où elle ne l’attendait pas, et de devenir signe d’unité pour tous. Seigneur, nous te prions.

Pour les peuples de la terre, divisés par tant de frontières visibles ou invisibles, fais tomber les murs de la méfiance, et ouvre des chemins de rencontre et de fraternité. Seigneur, nous te prions.

Pour ceux qui se sentent rejetés, ceux qui pensent ne pas avoir leur place, ceux qui restent à la périphérie, viens les rejoindre avec douceur, et fais-leur entendre qu’ils sont appelés par leur nom. Seigneur, nous te prions.

Pour ceux qui ont soif, soif de sens, de paix, de présence, ceux qui cherchent sans trouver, conduis-les vers des sources d’eau vive, et fais-les entrer dans la joie de ta rencontre. Seigneur, nous te prions.

Pour ceux qui exercent une responsabilité, dans l’Église et dans le monde, donne-leur un cœur de pasteur, attentif, humble et courageux, capable de servir sans dominer. Seigneur, nous te prions.

Pour nous tous rassemblés aujourd’hui, apprends-nous à élargir notre regard, à reconnaître ta présence en chacun, et à marcher à la suite du Christ, Bon Pasteur qui donne sa vie. Seigneur, nous te prions.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père ...

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie ...


Aujourd’hui, élargir concrètement notre regard
Et intérieurement, prier : « Seigneur, apprends-moi à voir comme toi... et à aimer plus large que moi. »



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

  Mercredi de la 1ère semaine du Temps de l'Eglise   Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il ...
  Lundi de la 2ème semaine du Temps de l'Eglise    Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin n...
  Saints Pierre et Paul   Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur l...