Mercredi de la 2ème semaine de Pâques
Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »
Dans la première lecture, on bouge … Un mouvement très simple… et pourtant décisif : des portes qui s’ouvrent, une nuit qui s’éclaire et des hommes qui sortent. La scène est presque cinématographique. Les apôtres sont en prison. Enfermés. Bloqués. Réduits au silence.Et pendant la nuit… « l’ange du Seigneur ouvre les portes et les fait sortir. » On pourrait croire à une évasion spectaculaire. Mais non. Ce qui est étonnant, ce n’est pas seulement qu’ils sortent… c’est ce que l’ange leur dit ensuite : « Partez, tenez-vous dans le Temple et là, dites au peuple toutes ces paroles de vie. » Autrement dit : « Vous êtes libérés… pour parler.” La liberté chrétienne n’est pas seulement sortir de quelque chose. C’est entrer dans une mission.Et le plus beau… c’est qu’ils y vont. Sans discussion. Sans plan stratégique. Sans comité d’organisation. À l’aube, ils sont déjà au Temple.
Et pendant ce temps-là… les autorités ouvrent la prison… et elle est vide. Image magnifique : les portes sont restées… mais les hommes ne sont plus là. Comme si la Résurrection laissait derrière elle des structures vides… et mettait en mouvement des cœurs vivants.Et cela rejoint le psaume : « Heureux qui trouve en lui son refuge. »Remarquez bien : le refuge, ce n’est pas la prison. Ce n’est pas l’endroit fermé, sécurisé, contrôlé. Le vrai refuge… c’est Dieu lui-même.Et parfois, nous faisons l’inverse, nous fermons bien nos portes, nous sécurisons nos vies, nous évitons les risques. Mais la foi nous apprend autre chose : le vrai abri n’est pas dans le contrôle… il est dans la confiance.
Et puis arrive cette parole immense de l’Évangile : « Dieu a tant aimé le monde… qu’il a donné son Fils. » Voilà la source de tout. Et cela peut nous donner le vertige : Dieu n’enferme pas. Dieu donne. Il se donne en son Fils. Et le texte ajoute : « Celui qui fait la vérité vient à la lumière. » Faire la vérité. Pas seulement la dire. La vivre. N’est-ce pas ce que Léon fait ces jours-ci en visitant l’Afrique ? Et cela demande du courage. Parce que la lumière… révèle. Elle montre ce qui est beau… mais aussi ce qui est fragile. Et pourtant, l’évangile ne dit pas : “Celui qui est parfait vient à la lumière.”, mais “Celui qui fait la vérité.” Autrement dit : celui qui accepte d’avancer, de chercher, de ne pas tricher avec lui-même.Et alors… la lumière ne devient pas un jugement. Elle devient une rencontre. Tout se tient : des portes qui s’ouvrent, un refuge qui n’est pas un enfermement, une lumière qui attire
Et peut-être que la question aujourd’hui est toute simple : Quelles sont mes prisons ? Où est-ce que je me retiens d’avancer ? Quelle lumière j’évite un peu ? Et la bonne nouvelle, c’est que Dieu ne force pas les portes. Mais il les ouvre… doucement.
Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité. Alléluia !
Pour ton Église, appelée à annoncer des paroles de vie, qu’elle ne se laisse pas enfermer par la peur, mais qu’elle avance avec audacedans la lumière de ton Évangile. Seigneur, nous te prions.
Pour les peuples de la terre, là où des hommes et des femmes sont enfermés, privés de liberté ou réduits au silence, ouvre des chemins de justice et fais lever des artisans de paix. Seigneur, nous te prions.
Pour ceux qui vivent enfermés intérieurement, dans la peur, la honte ou le découragement, viens ouvrir leurs portes, et fais-les entrer dans la lumière de ton amour. Seigneur, nous te prions.
Pour ceux qui cherchent la vérité, ceux qui hésitent à avancer, ceux qui craignent la lumière, donne-leur le courage d’un pas simple et la joie de te rencontrer. Seigneur, nous te prions.
Pour nous tous rassemblés aujourd’hui, apprends-nous à trouver en toi notre refuge, à vivre dans la vérité, et à marcher chaque jour dans ta lumière. Seigneur, nous te prions.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Pour ton Église, appelée à annoncer des paroles de vie, qu’elle ne se laisse pas enfermer par la peur, mais qu’elle avance avec audace
dans la lumière de ton Évangile. Seigneur, nous te prions.
Pour les peuples de la terre, là où des hommes et des femmes sont enfermés, privés de liberté ou réduits au silence, ouvre des chemins de justice et fais lever des artisans de paix. Seigneur, nous te prions.
Pour ceux qui vivent enfermés intérieurement, dans la peur, la honte ou le découragement, viens ouvrir leurs portes, et fais-les entrer dans la lumière de ton amour. Seigneur, nous te prions.
Pour ceux qui cherchent la vérité, ceux qui hésitent à avancer, ceux qui craignent la lumière, donne-leur le courage d’un pas simple et la joie de te rencontrer. Seigneur, nous te prions.
Pour nous tous rassemblés aujourd’hui, apprends-nous à trouver en toi notre refuge, à vivre dans la vérité, et à marcher chaque jour dans ta lumière. Seigneur, nous te prions.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

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