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Mercredi de la 4ème semaine de Pâques

 Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Il y a des lumières qui éblouissent, tels de gros spots dans un stade et d’autres qui éclairent doucement, comme une lampe de chevet. La première lettre de Jean commence ainsi : « Dieu est lumière ; en lui, il n’y a pas de ténèbres » Pas une lumière qui juge. Pas une lumière qui expose pour condamner. Une lumière qui révèle... pour sauver. Et pourtant, Jean est lucide : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes » Autrement dit : la lumière de Dieu ne nie pas notre fragilité. Elle l’accueille. Et mieux encore : « Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste va jusqu’à pardonner nos péchés. » Quelle phrase incroyable. Dieu ne se lasse pas de relever. Il ne tient pas une comptabilité froide... il ouvre un chemin. François aimait à dire : « Ce n’est pas Dieu qui se fatigue de pardonner, c’est nous qui nous fatiguons de lui demander pardon ... » Et ce chemin a un nom : « Jésus Christ, le Juste. C’est lui qui, par son sacrifice, obtient le pardon de nos péchés » Alors la lumière n’est plus une menace, elle devient une miséricorde en acte.

Et voilà que l’Évangile nous déplace encore. Jésus prie, et il dit : « Père, tu as révélé cela aux tout-petits. » Les tout-petits. Pas les experts, encore moins les parfaits, mais les simples. Ceux qui ne maîtrisent pas tout. Ceux qui acceptent de recevoir.

Et Jésus ajoute cette invitation bouleversante : « Venez à moi, vous tous qui peinez... et moi, je vous procurerai le repos. » Ouf. Enfin. Dans un monde fatigué, pressé, chargé... une promesse de repos.
Mais attention : ce n’est pas fuir la vie. C’est la vivre autrement. « Prends sur toi mon joug... car mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » Étonnant. Un joug... léger ? Oui. Parce que ce n’est plus un poids imposé... c’est une relation portée ensemble. Un Simon de Cyrène réciproque.

Alors une question, toute simple : Qu’est-ce que j’essaie encore de porter seul ? Une faute ? Une fatigue ? Une exigence trop lourde ? Et si aujourd’hui... tu déposais cela dans la lumière ? Parce que Dieu n’écrase pas... il allège.

Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité, Alléluia !
 
Dieu de lumière, toi qui éclaires nos ténèbres sans nous condamner, toi qui relèves nos chutes avec miséricorde, toi qui offres le repos à ceux qui peinent, écoute la prière de ton peuple.

Pour ton Église, appelée à refléter ta lumière, qu’elle soit un lieu de vérité et de pardon, où chacun peut se relever sans peur, et marcher dans la joie de ton amour. Seigneur, nous te prions.

Pour les peuples de la terre, là où les ténèbres semblent l’emporter, là où la violence et la peur obscurcissent les cœurs, fais briller ta lumière de paix, et ouvre des chemins de réconciliation. Seigneur, nous te prions.

Pour ceux qui portent un poids lourd, ceux qui sont fatigués, découragés ou blessés, viens déposer en eux ton repos, et fais-leur découvrir la douceur de ta présence. Seigneur, nous te prions.

Pour ceux qui doutent d’être pardonnés, ceux qui se cachent dans leurs fautes, ceux qui n’osent plus croire en ton amour, ouvre en eux un chemin de confiance, et fais-les entrer dans ta lumière. Seigneur, nous te prions.

Pour les cœurs simples, et pour ceux qui cherchent à le devenir, donne-nous l’humilité des petits, capables d’accueillir sans comprendre tout, et d’aimer sans calculer. Seigneur, nous te prions.

Pour nous tous rassemblés aujourd’hui, apprends-nous à marcher dans ta lumière, à recevoir ton pardon, et à porter avec toi le joug léger de l’amour. Seigneur, nous te prions.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père ...

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie ...


Aujourd’hui, déposer un poids dans la lumière, reconnaître simplement une fragilité devant Dieu
Et dire intérieurement : « Seigneur, je te donne ce que je porte… apprends-moi à marcher avec toi. »

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