Accéder au contenu principal

 

7ème dimanche de Pâques 

 Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.
Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »

Entre l’Ascension et la Pentecôte, l’Église vit un moment très particulier. Jésus est retourné vers le Père, et l’Esprit Saint n’est pas encore descendu visiblement sur les disciples. C’est un peu un temps “entre deux”, Un peu comme quand le Wi-Fi spirituel semble chercher le signal. On sait que Dieu est là… mais parfois le cœur affiche encore : “connexion en cours.” Et pourtant, ce temps d’attente est sacré.

Dans les Actes des Apôtres, que voyons-nous ? Les disciples ne s’agitent pas dans tous les sens. Ils prient : « Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière. » Quelle belle image de l’Église. Une communauté fragile, encore marquée par la peur, mais déjà rassemblée autour de Marie. L’Église naît d’abord « à genoux ». Avant les grandes missions, avant les miracles, avant les discours de Pierre… il y a des hommes et des femmes qui prient ensemble.

Et dans l’Évangile, nous entendons cette page bouleversante de saint Jean. Jésus prie pour ses disciples. Le Christ prie pour nous. Pas seulement pour “l’humanité” en général. Pour nous, pour moi !!!
Augustin écrivait : « Il prie pour nous comme notre prêtre ; il prie en nous comme notre tête ; il est prié par nous comme notre Dieu. » Quelle profondeur. Le Christ n’est jamais absent de notre prière. Il prie avec nous, il prie en nous, il prie pour nous.

Et saint Pierre, dans la deuxième lecture, nous dit quelque chose d’étonnant : « Réjouissez-vous de participer aux souffrances du Christ. » Voilà une phrase qui semble presque impossible. Parce que spontanément, nous préférerions participer aux multiplications des pains, ou au banquet des noces de Cana.
Participer aux souffrances… cela paraît moins attractif. Et pourtant Pierre parle de joie. Pourquoi ? Parce que l’amour vrai traverse toujours quelque chose de la Croix : la passion (amoureuse) rencontre toujours la passion (de souffrance)
Saint Thérèse-Bénédicte de la Croix — Edith Stein — écrivait : « Plus il fait sombre autour de nous, plus nous devons ouvrir grand notre cœur à la lumière d’en haut. » Quelle parole pour ce temps entre l’Ascension et la Pentecôte. Le monde connaît tant de bruits, tant de peurs, tant de divisions. Et nous, chrétiens, nous sommes appelés non pas à alimenter l’obscurité… mais à garder allumée la lampe de l’espérance.

Dans le psaume, nous avons chanté : « J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. » Le chrétien est un veilleur d’espérance. Il croit que Dieu agit déjà dans une parole de paix, dans un pardon offert, dans une communauté qui prie ensemble. Et peut-être qu’au fond, ce dimanche nous apprend une chose essentielle : attendre l’Esprit Saint, ce n’est pas attendre passivement. C’est élargir son cœur, c’est devenir disponible, c’est préparer en soi une place pour Dieu.
Un peu comme avant la venue d’un invité : on range, on ouvre, on éclaire la maison. Bon… certains rangent plus vite que d’autres, bien sûr. Mais spirituellement, nous sommes tous invités à préparer la demeure intérieure.

Viens Esprit Saint en nos cœurs et envoie du ciel un rayon de ta gloire.  Alléluia !

Seigneur Jésus,
toi qui soutiens ton Église par ta prière fidèle,
garde-la unie dans l’amour et persévérante dans l’espérance.
Qu’au milieu des fragilités du monde,
elle demeure une lampe vivante
annonçant la joie de l’Évangile.
Seigneur, nous te prions.

Seigneur Jésus,
toi qui veux rassembler l’humanité dispersée,
regarde les peuples déchirés par les guerres, 
les violences et les divisions.
Fais lever des artisans de paix,
patients comme des semeurs,
et courageux comme des veilleurs dans la nuit.
Seigneur, nous te prions.

Seigneur Jésus,
toi qui connais les blessures cachées des cœurs humains,
viens rejoindre ceux qui traversent l’épreuve, 
la solitude ou le découragement.
Quand les forces manquent,
ravive en eux la lumière discrète de ta présence.
Seigneur, nous te prions.

Seigneur Jésus,
toi qui as rassemblé les disciples autour de Marie 
dans l’attente de l’Esprit,
apprends à nos communautés la patience de la prière,
la douceur fraternelle
et la confiance dans les jours d’incertitude.
Seigneur, nous te prions.

Seigneur Jésus,
toi qui appelles des hommes et des femmes à te suivre,
éveille dans le cœur des jeunes 
le désir de donner leur vie avec générosité.
Qu’ils découvrent la joie profonde
de marcher à ta suite.
Seigneur, nous te prions.

Seigneur Jésus,
toi qui demeures vivant au milieu de nous,
fais de nos vies des espaces ouverts à ton Esprit.
Que nos paroles relèvent,
que nos gestes consolent,
et que notre joie rende visible ta présence.
Seigneur, nous te prions.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ;
monde que nous déréglons si souvent 
en ne le respectant pas : Notre Père ...

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie ...


Aujourd’hui : prendre un vrai temps de silence avec l’Esprit Saint. Quelques minutes sans écran, sans bruit, sans agitation.
Simplement : respirer, écouter, prier et redire intérieurement : « Viens, Esprit Saint. »

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

  Mercredi de la 1ère semaine du Temps de l'Eglise   Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il ...
  Lundi de la 2ème semaine du Temps de l'Eglise    Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin n...
  Saints Pierre et Paul   Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur l...