Mardi de la 6ème semaine de Pâques
Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?” Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur. Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai. Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement. En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi. En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus. En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. »
Vous avez bien entendu ? Paul et Silas viennent d’être battus, jetés en prison et Les pieds enfermés dans des entraves. Et que font-ils ? Ils chantent. Personnellement, si nous vivions la même chose, je pense que beaucoup d’entre nous commenceraient plutôt par se plaindre, rédiger intérieurement un courrier très ferme, ou vérifier si l’assurance paroissiale ou de la congrégation couvre les emprisonnements missionnaires. Mais eux chantent. Et c’est peut-être cela, le grand mystère chrétien : la joie pascale ne dépend pas entièrement des circonstances. Elle vient d’un lieu plus profond. Le Christ ressuscité a ouvert en eux un espace intérieur que les chaînes ne peuvent atteindre.
Le psaume le disait magnifiquement : « De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce. » Pas “quand tout ira bien”. Maintenant, au cœur même de la nuit. Et soudain, dans cette prison, la terre tremble, les portes s’ouvrent et les chaînes tombent. Mais est-ce là le vrai miracle ? Les Actes ne s’y arrêtent pas outre mesure, mais nous montrent le vrai miracle : Le vrai miracle, c’est le geôlier. Cet homme dur, habitué aux verrous et à la peur, voit ces prisonniers qui auraient pu fuir… et qui restent. Alors quelque chose s’effondre en lui. Et il demande : « Que dois-je faire pour être sauvé ? » Étonnant et bouleversant : ils rencontrent la paix chez des hommes, et cela fait naître la foi chez lui. Voilà un beau moyen d’annoncer l’Évangile : être simplement des hommes et des femmes de paix.Je vous citais il y a quelques jours cette parole de Seraphim de Sarov : « Acquiers la paix intérieure, et des milliers autour de toi trouveront le salut. » Le geôlier a vu cela chez Paul et Silas : une liberté plus forte que la prison.
Et dans l’Évangile, Jésus parle encore de son départ. Les disciples sont bouleversés. Alors Jésus leur dit une phrase étonnante : « Il vaut mieux pour vous que je m’en aille. » On a envie de lui dire le contraire, non ? “ Non, justement, ce serait mieux que tu restes.” Et pourtant Jésus annonce quelque chose d’immense : la venue de l’Esprit Saint. Parce qu’après Pâques, Dieu ne sera plus seulement devant eux. Il sera en eux. Voilà la grande nouveauté chrétienne : Le croyant n’avance jamais seul. Même dans les prisons de la vie. Même dans les nuits intérieures.Même quand tout semble verrouillé. L’Esprit prie en lui. Respire en lui. Espère en lui. Saint Augustin d'Hippone écrivait, dans un sermon – et c’est vraiment ce que nous voyons dans les Actes :« Chante et marche ! » Quelle merveilleuse spiritualité chrétienne : avancer sans cesser de chanter. Et l’article 8 de la loi scoute dit : « Le scout sourit et chante dans les difficultés ». Pour nous, chrétiens, simplement parce que nous avons cette certitude que le Seigneur marche avec nous. Dieu peut faire trembler même nos prisons intérieures. Pas de façon magique, mais de façon réelle. Et parfois, au milieu de la nuit, un simple chant de confiance suffit déjà à entrouvrir les portes.
Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité, Alléluia !
souvent fragile au milieu des tempêtes du monde,qu’elle garde dans ses nuits le chant de l’espéranceet la joie de l’Évangile.Seigneur, nous te prions.
Pour les peuples déchirés par la guerre, la violence ou l’injustice,viens briser les chaînes de la haine et de la peur,et fais lever sur notre terre l’aurore de la paix.Seigneur, nous te prions.
Pour ceux qui vivent une prison intérieure,la solitude, l’angoisse, la maladie ou le découragement,que ton Esprit ouvre en eux un chemin de lumière et de confiance.Seigneur, nous te prions.
Pour les prisonniers, les exilés et tous ceux qui ont perdu leur liberté,qu’ils rencontrent des visages capables de leur rendre espérance et dignité.Seigneur, nous te prions.
Pour ceux qui cherchent le sens de leur vie,comme le geôlier de Philippes au cœur de la nuit,fais-leur découvrir des témoins habités par ta paix.Seigneur, nous te prions.
Pour nous tous ici rassemblés,apprends-nous à chanter encore au cœur des épreuveset à croire que ton amour peut toujours ouvrir un passage.Seigneur, nous te prions.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père ...
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie ...
Vous avez bien entendu ? Paul et Silas viennent d’être battus, jetés en prison et Les pieds enfermés dans des entraves. Et que font-ils ? Ils chantent. Personnellement, si nous vivions la même chose, je pense que beaucoup d’entre nous commenceraient plutôt par se plaindre, rédiger intérieurement un courrier très ferme, ou vérifier si l’assurance paroissiale ou de la congrégation couvre les emprisonnements missionnaires. Mais eux chantent. Et c’est peut-être cela, le grand mystère chrétien : la joie pascale ne dépend pas entièrement des circonstances. Elle vient d’un lieu plus profond. Le Christ ressuscité a ouvert en eux un espace intérieur que les chaînes ne peuvent atteindre.
Le psaume le disait magnifiquement : « De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce. » Pas “quand tout ira bien”. Maintenant, au cœur même de la nuit. Et soudain, dans cette prison, la terre tremble, les portes s’ouvrent et les chaînes tombent. Mais est-ce là le vrai miracle ? Les Actes ne s’y arrêtent pas outre mesure, mais nous montrent le vrai miracle : Le vrai miracle, c’est le geôlier. Cet homme dur, habitué aux verrous et à la peur, voit ces prisonniers qui auraient pu fuir… et qui restent. Alors quelque chose s’effondre en lui. Et il demande : « Que dois-je faire pour être sauvé ? » Étonnant et bouleversant : ils rencontrent la paix chez des hommes, et cela fait naître la foi chez lui. Voilà un beau moyen d’annoncer l’Évangile : être simplement des hommes et des femmes de paix.
Je vous citais il y a quelques jours cette parole de Seraphim de Sarov : « Acquiers la paix intérieure, et des milliers autour de toi trouveront le salut. » Le geôlier a vu cela chez Paul et Silas : une liberté plus forte que la prison.
Et dans l’Évangile, Jésus parle encore de son départ. Les disciples sont bouleversés. Alors Jésus leur dit une phrase étonnante : « Il vaut mieux pour vous que je m’en aille. » On a envie de lui dire le contraire, non ? “ Non, justement, ce serait mieux que tu restes.” Et pourtant Jésus annonce quelque chose d’immense : la venue de l’Esprit Saint. Parce qu’après Pâques, Dieu ne sera plus seulement devant eux. Il sera en eux. Voilà la grande nouveauté chrétienne : Le croyant n’avance jamais seul. Même dans les prisons de la vie. Même dans les nuits intérieures.
Même quand tout semble verrouillé. L’Esprit prie en lui. Respire en lui. Espère en lui. Saint Augustin d'Hippone écrivait, dans un sermon – et c’est vraiment ce que nous voyons dans les Actes :
« Chante et marche ! » Quelle merveilleuse spiritualité chrétienne : avancer sans cesser de chanter. Et l’article 8 de la loi scoute dit : « Le scout sourit et chante dans les difficultés ». Pour nous, chrétiens, simplement parce que nous avons cette certitude que le Seigneur marche avec nous. Dieu peut faire trembler même nos prisons intérieures. Pas de façon magique, mais de façon réelle. Et parfois, au milieu de la nuit, un simple chant de confiance suffit déjà à entrouvrir les portes.
Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité, Alléluia !
souvent fragile au milieu des tempêtes du monde,
qu’elle garde dans ses nuits le chant de l’espérance
et la joie de l’Évangile.
Seigneur, nous te prions.
Pour les peuples déchirés par la guerre,
la violence ou l’injustice,
viens briser les chaînes de la haine et de la peur,
et fais lever sur notre terre l’aurore de la paix.
Seigneur, nous te prions.
Pour ceux qui vivent une prison intérieure,
la solitude, l’angoisse, la maladie ou le découragement,
que ton Esprit ouvre en eux
un chemin de lumière et de confiance.
Seigneur, nous te prions.
Pour les prisonniers, les exilés
et tous ceux qui ont perdu leur liberté,
qu’ils rencontrent des visages
capables de leur rendre espérance et dignité.
Seigneur, nous te prions.
Pour ceux qui cherchent le sens de leur vie,
comme le geôlier de Philippes au cœur de la nuit,
fais-leur découvrir des témoins habités par ta paix.
Seigneur, nous te prions.
Pour nous tous ici rassemblés,
apprends-nous à chanter encore au cœur des épreuves
et à croire que ton amour peut toujours ouvrir un passage.
Seigneur, nous te prions.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père ...

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