26ème dimanche du Temps de l'Église
Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
Il y a une phrase que les parents connaissent bien : « Oui, oui, je vais le faire ! » Et parfois, quand on entend ce « oui » très convaincant, on sait déjà qu’il ne va rien se passer… À l’inverse, il y a celui qui répond : « Non, je n’ai pas envie », et qui, finalement, se lève et va faire ce qu’on lui demandait. C’est exactement la petite histoire que Jésus raconte aujourd’hui. Deux fils. L’un dit oui… mais ne fait rien. L’autre dit non… puis change d’avis et se met au travail. Jésus ne nous demande pas : « Lequel a mieux parlé ? » Il demande : « Lequel a fait la volonté de son père ? »
Nous pouvons avoir de très belles paroles chrétiennes. Nous pouvons connaître les prières, venir à la messe, parler de Dieu, avoir les bonnes convictions… et pourtant, dans la vie concrète, rester parfois à distance de ce que nous disons croire. Et puis il y a ceux qui ont peut-être commencé par dire non. Ils ont douté. Ils se sont éloignés. Ils ont même parfois tourné le dos à Dieu. Mais un jour, quelque chose a bougé en eux. Une rencontre, une épreuve, une parole, un pardon… et ils se sont remis en route.
Ezéchiel va dans le même sens : « Si le méchant se détourne de sa méchanceté et pratique le droit et la justice, il sauvera sa vie. » Dieu ne nous enferme jamais dans notre passé. Ce qui compte, c’est la direction que prend aujourd’hui notre cœur.
Et saint Paul nous conduit encore plus loin. Il nous présente le Christ qui « s’est abaissé » et « s’est fait obéissant ». Jean-Paul II commentait cet hymne en parlant d’un double mouvement : le Christ descend dans l’humilité et le service, puis le Père l’élève dans la gloire. Autrement dit, le « oui » de Jésus n’est pas d’abord un mot. C’est une vie donnée. Alors peut-être que la vraie question de ce dimanche n’est pas : « Est-ce que je suis quelqu’un qui dit oui à Dieu ? » Mais plutôt : « Où mon oui est-il devenu concret ? » Dans ma manière de parler à quelqu’un ? Dans un pardon que je repousse ? Dans un service que personne ne remarquera ? Dans une présence auprès de quelqu’un qui en a besoin ?
Le premier fils nous rappelle que les paroles ne suffisent pas. Le second nous rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour changer de chemin. Et Jésus, lui, nous montre le chemin du vrai « oui » : non pas celui qui se proclame, mais celui qui se donne. Peut-être qu’aujourd’hui, Dieu ne nous demande pas un grand « oui ». Seulement un petit pas. Mais un pas qui soit vrai.
Pour ceux qui ont la responsabilité de conduire les peuples, afin qu’ils recherchent avec courage le bien commun et sachent revenir sur leurs décisions lorsqu’elles blessent ou divisent, prions le Seigneur.
Pour ceux qui se sentent enfermés dans leur passé, pour ceux qui pensent avoir trop souvent dit « non » à Dieu, afin qu’ils découvrent que sa miséricorde ouvre toujours un chemin nouveau, prions le Seigneur.
Pour nos familles et nos communautés, afin que nous sachions dépasser les belles paroles pour poser des gestes simples de pardon, de service et d’attention, prions le Seigneur.
Pour chacun de nous, afin que notre « oui » à Dieu puisse aujourd’hui prendre un visage concret dans notre manière d’aimer et de servir, prions le Seigneur.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père ...
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie ...

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