Saints Michel, Gabriel et Raphaël
Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
Nous vivons dans un monde où nous avons rarement manqué de messages. Téléphone, mails, notifications, informations… Notre problème n’est plus de recevoir des messages : c’est de savoir lesquels méritent vraiment d’être écoutés !
Et voilà que l’Église nous fait célébrer aujourd’hui trois archanges : Michel, Gabriel et Raphaël. Trois noms qui peuvent sembler un peu lointains… et pourtant trois missions très concrètes pour notre vie.
Gabriel, d’abord, est le messager. C’est lui qui vient apporter à Marie une parole qui va bouleverser son existence. Et cela nous rappelle quelque chose d’essentiel : Dieu continue de parler. Pas forcément avec des éclairs et des trompettes ! Souvent à travers une parole entendue au bon moment, une rencontre, une intuition, un appel intérieur. Mais encore faut-il savoir écouter. Nous pouvons entendre beaucoup de choses dans une journée… sans jamais entendre ce que Dieu essaie de nous dire.
Puis il y a Michel. Son nom signifie : « Qui est comme Dieu ? » Il est celui qui combat le mal. Non pas le héros de bande dessinée avec une épée à la main, mais celui qui nous rappelle que dans notre vie, tout ne se vaut pas. Il y a des choix qui nous construisent et d’autres qui nous détruisent. Il y a des paroles qui relèvent et d’autres qui blessent. Il y a des habitudes qui nous rendent plus libres et d’autres qui finissent par nous enfermer. Le combat spirituel commence parfois par une question toute simple : « De quel côté suis-je en train de me placer ? »
Et puis il y a Raphaël. Son nom signifie : « Dieu guérit ». Dans le livre de Tobie, il accompagne Tobie sur la route. Il ne fait pas le chemin à sa place. Il marche avec lui. C’est peut-être l’une des plus belles images de Dieu : un Dieu qui ne nous évite pas tous les chemins difficiles, mais qui ne nous laisse pas les parcourir seuls.
Le pape François disait que les anges « servent et contemplent », mais que Dieu les envoie aussi « accompagner » les hommes sur leur chemin. Finalement, ces trois archanges nous donnent une petite règle de vie.
Avec Gabriel : apprendre à écouter la bonne nouvelle au milieu de toutes les voix qui nous sollicitent.
Avec Michel : avoir le courage de résister à ce qui nous éloigne de Dieu et des autres.
Avec Raphaël : accepter d’être accompagné et devenir nous-mêmes, à notre tour, des compagnons pour ceux qui traversent une épreuve.
Et peut-être que la question de cette fête est toute simple : qui est-ce que je peux aider aujourd’hui à entendre, à tenir debout ou à avancer ? Parce que les anges ne nous invitent pas à regarder le ciel pour oublier la terre. Ils nous rappellent au contraire que Dieu veut rejoindre notre terre très concrète.
Alors, aujourd’hui, demandons à Michel de nous donner du courage, à Gabriel une oreille attentive, et à Raphaël une main qui accompagne. Et peut-être découvrirons-nous quelque chose d’étonnant : que Dieu envoie parfois ses anges… avec un visage très humain.
Pour ceux qui ont à combattre le mal, pour les victimes de la violence, de la guerre, de l’injustice et de toutes les formes d’oppression : que Dieu leur donne force, protection et espérance, prions le Seigneur.
Pour ceux qui sont en chemin, pour les malades, les personnes fragiles, celles qui vivent un deuil ou une épreuve : que le Seigneur place sur leur route des compagnons capables de les soutenir et de les relever, prions le Seigneur.
Pour ceux qui ont besoin d’une bonne nouvelle, pour ceux qui sont découragés, isolés ou enfermés dans la peur : que nous sachions être auprès d’eux des messagers de confiance et d’espérance, prions le Seigneur.
Pour chacun de nous, afin que saint Michel nous donne le courage, saint Gabriel l’écoute et saint Raphaël la capacité d’accompagner ceux que Dieu met sur notre route, prions le Seigneur.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père ...
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie ...

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