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Saints Anges gardiens

 Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !

 À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. »

On connaît tous cette petite phrase : « Fais attention ! » On l’a entendue de nos parents, de nos grands-parents… et parfois, il suffit d’avoir des enfants pour la prononcer à son tour au moins vingt fois par jour ! Mais aujourd’hui, l’Église nous parle de quelqu’un qui veille sur nous : notre ange gardien. Et l’Évangile nous donne une image étonnante : « Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père. » L’ange gardien n’est donc pas une sorte de « garde du corps céleste », chargé de nous éviter tous les accidents de la vie ! Jésus ne nous promet pas une existence sans épreuve. Il nous révèle plutôt que, dans ce que nous traversons, Dieu ne nous laisse pas seuls.

C’est exactement ce que nous entendons dans le psaume : « Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais ! » Dieu connaît nos chemins, nos repos, nos départs. Il connaît même ce que nous ne savons pas encore très bien dire de nous-mêmes. Et pourtant, la première lecture nous rappelle aussi quelque chose d’essentiel. Job voudrait comprendre. Il voudrait que Dieu lui explique le pourquoi de tout ce qui lui arrive. Mais Dieu lui fait découvrir que le mystère de son existence est beaucoup plus grand que ce qu’il peut embrasser. Nous voudrions souvent que Dieu nous donne la carte complète. Lui nous donne parfois simplement une présence.

C’est peut-être cela, un ange gardien : le signe que Dieu nous accompagne sur le chemin, même lorsque nous ne voyons pas encore où il nous conduit. Le pape François disait que l’ange est un « compagnon » et un « protecteur », celui qui nous aide à repartir lorsque nous nous arrêtons et à retrouver le bon chemin lorsque nous nous égarons.

Et cette fête prend un relief particulier au début du mois de la Mission universelle. Hier, nous fêtions sainte Thérèse de Lisieux, patronne des missions. Elle n’a jamais voyagé pour annoncer l’Évangile. Mais elle avait compris que la mission commence par l’amour. Voilà peut-être le lien entre Thérèse et nos anges gardiens : être missionnaire, c’est aussi devenir pour quelqu’un une présence qui accompagne, qui encourage, qui remet debout.

Nous ne pouvons pas régler les problèmes de tout le monde. Mais nous pouvons être, pour quelqu’un aujourd’hui, une petite lumière sur le chemin : un appel, une écoute, une parole qui relève, une présence qui dit simplement : « Je suis là. »

Jésus nous demande de devenir comme les petits. Peut-être parce que les petits savent encore quelque chose que nous oublions en grandissant : ils acceptent d’être accompagnés. Aujourd’hui, demandons donc cette grâce : savoir reconnaître que Dieu nous accompagne… et savoir, à notre tour, accompagner quelqu’un.

Pour l’Église, afin qu’elle soit pour les hommes et les femmes de notre temps une présence qui accompagne, éclaire et relève, prions le Seigneur.

Pour les missionnaires, ceux qui portent l’Évangile aux quatre coins du monde, et pour tous ceux qui, comme sainte Thérèse que nous fêtions hier, soutiennent la mission par leur prière, leur offrande et leur amour, prions le Seigneur.

Pour ceux qui traversent une épreuve, pour les malades, les personnes seules, les familles inquiètes et tous ceux qui ne voient plus clairement leur chemin : que Dieu leur donne des compagnons fidèles et des signes d’espérance, prions le Seigneur.

Pour ceux qui nous ont été confiés, nos familles, nos amis, nos enfants, nos collègues : que nous sachions être pour eux, à notre mesure, des artisans de paix, de courage et de bonté, prions le Seigneur.

Pour chacun de nous, afin que, sous la conduite de notre ange gardien, nous sachions entendre les appels de Dieu et reconnaître la personne qu’il nous demande aujourd’hui d’accompagner, prions le Seigneur.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père ...

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie ...

Aujourd’hui, choisir une personne précise — quelqu’un qui est seul, fatigué, inquiet ou simplement un peu oublié — et lui offrir un signe concret de présence : un appel, un message, une visite ou simplement quelques minutes d’écoute. Avant de le faire, dire intérieurement : « Seigneur, fais de moi aujourd’hui un compagnon de route pour cette personne. »




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