Samedi de la 27ème semaine du Temps de l'Eglise
Marie, cause de notre joie.
Nous connaissons tous ces moments où quelqu’un nous annonce une bonne nouvelle et où notre premier réflexe est de répondre : « Quelle chance ! » Et parfois, sans même connaître toute l’histoire, nous envions un peu celui à qui tout semble réussir. Dans l’Évangile, une femme regarde Jésus et s’exclame : « Heureuse la mère qui t’a porté ! » En somme : « Avec un fils pareil, quelle mère heureuse ! » Mais Jésus répond quelque chose de beaucoup plus profond : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! »
Il ne corrige pas cette femme pour écarter Marie. Il nous révèle au contraire d’où vient la véritable joie de Marie. Marie n’est pas heureuse simplement parce qu’elle a donné naissance à Jésus. Elle est heureuse parce qu’elle a accueilli la Parole de Dieu, qu’elle lui a fait confiance et qu’elle a laissé cette Parole prendre chair dans sa vie.
C’est exactement ce que saint Paul dit aux Galates : « Vous êtes tous fils de Dieu par la foi qui vous unit au Christ Jésus. » Voilà une révolution silencieuse de l’Évangile : nous ne sommes pas d’abord des gens qui essayons de devenir dignes de Dieu. Nous sommes des fils et des filles qui découvrons que nous sommes aimés.
Et cela change notre manière de vivre. Nous pouvons facilement transformer la foi en bulletin de notes : ai-je assez prié ? Ai-je été suffisamment généreux ? Ai-je respecté les règles ? Ai-je été un bon chrétien ?
Mais Dieu ne nous demande pas d’abord de réussir un examen. Il nous demande d’accueillir son amour. Et Marie nous montre comment faire. Elle écoute. Elle garde la Parole. Elle avance sans tout comprendre. Elle fait confiance. Le pape François disait de Marie qu’elle a « attendu en silence la Parole de salut de Dieu ; elle l’a écoutée, elle l’a accueillie, elle l’a conçue ». C’est précisément pour cela que l’Église l’appelle « Cause de notre joie ». Remarquons bien : Marie ne devient pas cause de notre joie parce qu’elle nous détournerait de Jésus. Elle est cause de notre joie parce qu’elle nous donne Jésus.
Et c’est peut-être là que nous pouvons relire notre propre vie. Qu’est-ce qui fait ma joie aujourd’hui ? Ce qui va bien ? La santé ? La réussite ? Le regard des autres ? Une situation favorable ? Toutes ces choses sont bonnes. Mais elles peuvent disparaître. La joie chrétienne repose sur quelque chose de plus profond : je sais que Dieu m’aime et qu’il ne m’abandonne pas.
Benoît XVI le disait avec une grande simplicité : « La première cause de notre joie est la proximité du Seigneur, qui m’accueille et qui m’aime. » Alors même lorsque la vie devient difficile, quelque chose peut demeurer. Marie le sait. Elle connaîtra la joie de Bethléem, mais aussi l’inquiétude, l’incompréhension, et la douleur au pied de la Croix. Sa joie n’est donc pas celle de quelqu’un à qui tout réussit. C’est la joie de quelqu’un qui sait entre les mains de qui elle a remis sa vie.
Peut-être est-ce cela que nous pouvons demander aujourd’hui à Marie : non pas d’avoir une vie sans difficultés, mais d’avoir un cœur qui sait encore écouter Dieu au milieu des difficultés. Et peut-être que notre prière pourrait être toute simple : Marie, Cause de notre joie, apprends-nous à accueillir Jésus. Car la vraie joie n’est pas seulement quelque chose que l’on ressent. C’est Quelqu’un que l’on accueille.
Pour ceux qui ont perdu la joie : ceux qui sont malades, seuls, endeuillés, découragés ou prisonniers d’une épreuve qui dure. Que quelqu’un puisse leur redonner le goût d’espérer. Seigneur, nous te prions.
Pour les familles : que la parole échangée, le pardon donné et la présence fidèle permettent à la joie de renaître là où se sont installés le silence ou la division. Seigneur, nous te prions.
Pour chacun de nous : que Marie nous apprenne à écouter ta Parole, à la garder dans notre cœur et à la traduire en gestes simples de bonté et de service. Seigneur, nous te prions.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père ...
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie ...

Comment faire circuler la joie si plus rien ne nous réjouit?
RépondreSupprimerParfois, on traverse des moments dans notre vie où notre joie est comme éteinte. Je crois que pour rallumer cette joie, on peut faire deux choses : la première, c'est de savoir reconnaître toutes les belles choses que le Seigneur accomplit dans notre vie, tous les bienfaits dont il nous comble : cela peut être le fait d'être en bonne santé, d'avoir un toit sur la tête, d'avoir des proches qui tiennent à nous, contempler la beauté de la nature, apprécier tout ce qui va bien dans notre vie et rendre grâce pour ces choses, même si on traverse des moments difficiles, même si l'avenir semble incertain. Et la deuxième, c'est justement de choisir d'avoir confiance en Dieu pour l'avenir, de remplir notre cœur d'espérance, afin que la joie puisse renaître en notre cœur, là où elle a pu parfois être étouffée par nos soucis, petits ou grands. Choisir de croire que le Seigneur n'en a pas fini avec nous, qu'Il nous réserve encore plein de belles choses (je sais, c'est plus facile à dire qu'à faire quand on traverse une période difficile et qu'on ne voit pas le bout du tunnel. Mais même si nous on ne voit pas le bout du tunnel, Dieu, Lui, le voit, et c'est l'essentiel)
SupprimerVoilà, je ne connais pas vos circonstances donc je ne sais pas si cela peut vous aider, en tout cas je vous souhaite de tout cœur que le Seigneur rallume dans votre cœur des étincelles de joie 🫶✨️ soyez béni(e)
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