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Sainte Marie, Mère de Dieu

 
 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.              

       Bonne, sainte et heureuse année 2023 à tous, et bonne, sainte et heureuse année à tous, avec Marie, Mère de Dieu. 

       Vous le savez bien, notre année a commencé il y a un mois déjà avec le début de l’Avent.  Pendant 4 semaines, nous avons vécu - en raccourci - la grossesse de Marie.  Il y a quelques jours, nous avons célébré la naissance de Jésus.  Marie est la Mère de Jésus, disons-nous à Noël.  Et aujourd’hui, au premier jour de l’année civile, nous reconnaissons que, parce que Marie a mis au monde Jésus, qui est non seulement son fils, mais le fils de Dieu, elle est non seulement la mère de Jésus, mais la Mère de Dieu.  Il a fallu du temps pour que l’Église reconnaisse que Marie est la Mère de Dieu.  C’est seulement au Concile d’Éphèse, à la moitié du Vème siècle que l’Église proclamera Marie - en grec - Mère de Dieu, théotokos.  L’Église a bien eu raison, car cela change beaucoup de choses. 

Désormais, il n’y a plus de Dieu sans homme.  Cette chair que Jésus a prise par Marie ; cette chair est la sienne pour toujours.  Dieu est proche de l’homme comme un enfant est proche de sa mère qui le porte en elle.

Et donc, en regardant un Dieu fragile entre les bras de sa mère, nous comprenons que toute l’humanité est chère, est sacrée pour le Seigneur.  C’est la première chose que nous sommes invités à faire : servir l’humanité. Parce que pour un chrétien, servir la vie humaine c’est toujours servir Dieu aussi. 

       Deux.  L’évangile nous dit que Marie gardait toutes ces choses.  Elle gardait, elle ne parle pas.  D’ailleurs, nous constatons que dans tous les récits de la naissance, Marie ne dira pas un seul mot.  Jésus aussi est un « en-fant », un « infans », quelqu’un qui ne parle pas, qui ne sait pas parler.  Jésus qui est la Parole même de Dieu, se tait ; son mystère d’amour se révèle dans la petitesse.  Marie se met à l’école de son fils et elle aussi, elle ne parle pas.  Je vous rappelle que Marie est l’icône de l’Église, notre icône.  Voilà donc la deuxième chose que nous avons à faire.  Après servir notre humanité, la vie humaine, nous sommes invités à demeurer en silence devant la crèche.  Devant la crèche, nous nous redécouvrons aimés.  En regardant en silence, nous laissons Jésus parler à notre cœur.  La tendresse de Jésus-enfant, ne parlant pas, va remuer notre cœur.  C’est donc fondamental de garder tous les jours un moment de silence - comme Marie - devant le Seigneur.  Alors, loin de tout bruit, il va changer notre cœur. 

       Trois enfin.  Marie ne garde pas seulement les paroles, elle les médite.  Qu’est-ce que c’est que méditer ?  C’est tout simplement passer en revue les choses avec le Seigneur.  Sur quoi Marie peut-elle bien méditer ?  Sur l’Annonciation, la naissance de Jésus, l’amour de Joseph, la visite des bergers, mais aussi peut-être, à l’opposé, sur le fait qu’elle n’a pas pu accoucher dans sa maison, qu’elle n’a pas été accueillie à l’auberge, qu’elle a peut-être été affublée de quolibets à Nazareth …  Les deux.  Espérance et angoisse, lumière et ténèbres.  Les deux sont dans le cœur de Marie, mais elle a passé tout cela en revue avec le Seigneur.  Elle n’a rien gardé pour elle, elle ne s’est pas fermée, elle n’a pas cherché à oublier …  Non, elle est a fait de tout un dialogue avec son Dieu.  C’est cela la prière.  Parler tout simplement de tout ce qui fait notre vie à Dieu.  Et Dieu vient alors habiter toute notre vie et pas seulement les moments où nous le prions.

 

       Comme Marie, nous sommes donc invités à garder et à méditer dans notre cœur …  Le cœur …  Le centre de notre être.  Commençons donc cette année en retournant dans notre cœur.  Voici notre point de départ : notre cœur.  C’est là que notre Dieu habite - sans parole -.  Soyons des Marie - sans parole - gardant et méditant.  Amen.
 Premier janvier… journée mondiale de la paix…

Rendons grâce pour les efforts de réconciliation,

pour les mains qui se tendent, pour les pardons échangés…

 

Les bergers racontaient tout ce qu’ils avaient vu et entendu… Rendons grâce pour tous les chrétiens

qui portent la Bonne Nouvelle de la Paix …

 

Nous sommes conscients des problèmes

qui surgissent sans cesse dans notre monde…

Rendons grâce pour les hommes et les femmes

qui ne cèdent pas à la peur et au découragement,

mais vivent en témoins d’espérance…

 

Des mères sont angoissées pour leurs enfants…

Rendons grâce pour toutes celles, nombreuses,

qui ne baissent pas les bras

et mettent leur confiance en Jésus,

Fils de Dieu et Fils de Marie…

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père  

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 En cette Journée mondiale de prière pour la paix,

pour quelle situation précise puis-je prier,

en allant jusqu’à esquisser un geste de réconciliation ?








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