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Saint Thomas d’Aquin

 Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez- vous pas encore la foi ? »  Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »               

        Jésus est en avance d’un jour par rapport à nous.  Il quitte la Galilée – la Flatière – pour aller sur l’autre rive, en Décapole, dans un pays non-chrétien. C’est donc Jésus qui, déjà aujourd’hui, nous dit : « ne reste pas ici ».  Le Père Ravanel, avec son humour disait : « nous faisons tout pour que vous veniez ici, mais nous faisons tout pour que vous partiez.  Il parlait de la possibilité de pouvoir fournir des chaînes en cas de neige.  Mais symboliquement, c’est très beau.  Il nous faut aller en Galilée.  Nous avons besoin de ce temps en Église, entre nous, nous avons besoin de notre dose de La Flatière, mais il nous faut retourner dans nos Décapole.  Je vous le disais hier, l’Église n’est pas là pour elle-même, elle est là pour le monde, comme un levain dans la pâte. 

        Mais on nous dit qu’ils emmènent Jésus, le terme est fort, un peu comme on emporte avec soi une valise, un paquet bien emballé.  Oui, j’ai acheté une Bible pour rentrer à la maison ; elle est bien dans son papier cellophane, prête à être mise dans la Bibliothèque.  Plus largement, je peux emporter Jésus avec moi, mais en décidant de continuer de tenir les rênes de ma vie.  OK, tu es avec moi, mais c’est moi qui suis à la manœuvre.  On a placé Jésus à l’arrière, là où il y a le gouvernail, mais il y est endormi, emballé, pourrait-on dire, dans un coussin, un peu comme Moïse qui était balotté dans son couffin, ou encore comme Jonas dans le ventre du poisson.  Et, du coup, c’est la tempête.  Nous avons beau prendre Jésus avec nous, si nous le lui laissons pas le gouvernail de notre vie, nous allons ramer, sans doute, mais comme on dit dans le langage courant, nous allons « ramer ».   Jésus a beau être vivant et ressuscité, il est comme mort si nous ne demandons pas de l’être effectivement dans notre vie.  Je vous l’ai dit et redit : Puisque Dieu est amour, il lui est imossible de s’imposer.  Et c’est au cœur de la détresse, comme souvent, qu’ils vont prendre conscience qu’ils ne peuvent rien sans lui ; qu’ils sont incapables de tenir le gouvernail, qu’il est là, que la Bible est dans la Bibliothèque, qu’il est à portée de main et qu’il ne demande qu’une chose : sortir de son cellophane.   

        Quand nous le réveillons, c’est-à-dire quand nous le sortons de la mort où nous-mêmes nous l’avons placé, que va-t-il faire ?

En fait, deux choses : Tout d’abord il menace le vent.  si vous vous souvenez de l’épisode de Jonas, c’est lorsqu’il vont le jeter par-dessus bord, que la tempête va se calmer.  Ici, c’est le contraire.  C’est de l’intérieur de la barque qu’il va menacer le vent. Et vous l’avez compris, ce n’est pas le vent de l’Esprit ici, dont on parle, mais Marc se souvient du vent qui avait amené les sauterelles en Égypte, une des 7 plaies ; ou encore ce vent qui va faire s’effondrer la maison dans laquelle se trouvent les enfants de Job.  Il va menacer ce vent.  Menacer dans la Bible, cela veut dire réprimander, gronder : « c’est pas bien ce que tu fais ».  Mais menacer aussi dans la Bible, c’est dire : tu cours le risque d’être détruit.  Oui, le Mal court le risque d’être détruit.  Et Jésus joint le geste à la parole, et c’est le geste suivant : la mer, c’est-à-dire la mort se calme.  elle est toujours là, la mer de Galilée ne se met pas à sec, mais elle est calmée.  La mort n’est pas supprimée dans nos vies, dans nos communautés, dans nos paroisses, mais elle ne risque plus de submerger la barque de l’Église.  Nous sommes ballottés, mais nous ne sombrerons pas.  Avec Jésus au gouvernail, la mort est sous l’Église, la mort est en-dessous de Jésus, et désormais elle ne sera jamais plus au-dessus.  Amen    

 Bénissons le Seigneur, en mémoire de son humble servante :

 

R/ Béni soit Dieu !

 

Seigneur Jésus, annoncé par les prophètes,

tu es né d’une Vierge.

En mémoire de Marie à Bethléem,

 

À la prière de ta mère,

tu as changé l’eau en vin.

En mémoire de Marie à Cana,

 

À l’heure de ta mort,

tu nous as confié ta mère.

En mémoire de Marie au pied de la croix,

 

Quand l’Esprit descendit sur les Apôtres,

ta mère priait au milieu d’eux.

En mémoire de Marie au Cénacle,

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père  

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 Je peux confier au Seigneur les jeunes en étude supérieure qui viennent de terminer leur session d’examens.  Certains en profitent pour se rendre à Taizé ou d’autres lieux.











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