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26ème dimanche du

Temps de l’Église

 
 Mettons-nous en   présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.” Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. » Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. »

       Je ne sais pas pourquoi … mais, beaucoup de gens s’imaginent que Jésus est là pour nous dire ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire ; que Jésus est comme un gendarme qui tient entre ses mains le code de la route.  On imagine même parfois qu’il est un gendarme un peu sadique, qui se réjouit de nous prendre en défaut pour pouvoir nous punir.  Quelle idée de Dieu nous véhiculons parfois dans notre tête …  Et c’est vrai qu’un Évangile comme celui que nous venons d’entendre il y a quelques instants pourrait faire croire à ces personnes qu’ils ont raison : « Si tu dis ‘oui’, fais-le et si tu dis ‘non’, ne le fais pas ».

       Mais, c’est se tromper tout-à-fait …  Car l’Évangile n’est pas là pour nous dire ce qu’il faut ou ne faut pas faire …  L’Évangile est une Bonne Nouvelle.  Ézékiel le dit et le redit : la Bonne Nouvelle que Dieu a pour nous, c’est qu’il ne veut pas que nous soyons des morts, mais des vivants ! 

       « Je veux que tu sois vivant, et je te donne le meilleur truc qui soit » nous dit Jésus aujourd’hui.  « Si tu veux être vivant, viens travailler à ma vigne, car c’est avec mon raisin qu’on fait le meilleur vin ».  Travailler à la vigne du Seigneur, plutôt qu’à la nôtre.  Notre vigne ne donne que de la piquette, mais souvent, nous n’en avons pas conscience.  Il y en a qui en ont conscience : les publicains et les prostituées.  Eux, ils ont compris que ce qui habitait leur vie ne les rendait pas profondément heureux ; ni l’argent, ni le plaisir facile. 

Vous l’avez bien compris : Évidemment, Jésus ne met pas en valeur les publicains et les prostituées en tant que tels ; mais il nous dit que eux, au moins, se sont rendus compte qu’ils n’étaient pas heureux, qu’ils n’étaient pas vivants, qu’ils étaient des morts-vivants, des sortes de fantômes qui hantent les vieux châteaux.

Ètonnamment, être vivant est parfois un peu plus difficile que d’être moribond.  C’est plus simple d’être couché dans son lit que de mettre les deux pieds dehors pour se lever …  Mais, la journée est tellement plus belle lorsqu’on est debout.

Être debout, c’est justement le verbe que le grec et l’hébreu emploient pour dire « être ressuscité ».

Dieu est « super heureux » quand je suis debout, quand je travaille à sa vigne. 

Dieu est « super heureux » quand je presse le raisin de son amour et que je le mets dans la barrique de l’Église.

Dieu est « super heureux » quand je mets son vin en bouteille pour le donner aux autres … et pour le boire moi-même.

Rappelez-vous : on a dit des chrétiens le jour de la Pentecôte qu’ils avaient trop bu …  Dirons-nous cela de nous aujourd’hui ?  « Si tu travailles à ma vigne, tu auras la joie de t’enivrer du meilleur vin qui soit ; si tu travailles à ta vigne, tu risques un très mauvais « lendemain-de-la-veille ».  Et même si tu arrives que tout le travail est déjà pratiquement fait ; même si tu arrives au moment où l’on débouche les bouteilles, sois le bienvenu : le vin de ma vigne te réjouira le cœur".
 Prions pour l’Église en synode, qu’elle adopte l’écoute et le dialogue comme style de vie à tous les niveaux. Avec le pape François, prions ensemble.

Prions pour les chefs d’État, qu’ils mènent nos pays sur des chemins de justice et de souci des plus petits. Avec Marie, prions ensemble.  

Prions pour les personnes blessées dans leurs relations familiales, qu’ils trouvent des amis prêts à les écouter et à leur donner d’espérer. Avec Marie, prions ensemble. 

Prions pour notre assemblée réunie en ce jour, que chacun puisse répondre avec audace aux appels que lui lance le Seigneur. Avec Marie, prions ensemble.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 Qu’ai-je ressenti la dernière fois que j’ai finalement

décidé d’accomplir un geste difficile mais nécessaire ?

De la joie ? De la délivrance ?

M’est-il arrivé d’être édifié par une personne envers laquelle

j’avais des préjugés ?




  






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