Accéder au contenu principal

 

Sainte Marie, Mère de Dieu

 Mettons-nous en   présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :
« Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras :
Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :
“Que le Seigneur te bénisse et te garde !
Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage,
qu’il te prenne en grâce !
Que le Seigneur tourne vers toi son visage,
qu’il t’apporte la paix !”
Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël,
et moi, je les bénirai. »

Voilà que la liturgie de ce jour nous fait entendre les bons vœux du Seigneur par la voix de Moïse.  L’hébreu est une langue très riche et ce que nous traduisons par un subjonctif en français est en même temps son équivalent et en même temps une réalité déjà présente.  Alors, reprenons les trois parties de ces vœux.

« Le Seigneur nous bénit et nous garde » … déjà maintenant.  C’est plus qu’un souhait et en même temps, nous lui demandons de continuer de le faire.  Bénir, c’est dire du bien et garder, c’est faire du bien. Dieu ne peut évidemment pas dire du bien de ces créatures - « Et Dieu vit que cela était bon » - sans, en même temps garder l’homme dans le bon.  C’est pour cela que malgré nos infidélités, lui, reste toujours fidèle.  Et dans l’histoire, il n’a pas cessé et ne cessera jamais de courir après les brebis perdues que nous sommes si souvent pour nous garder dans son troupeau, dans sa propre maison.

« Il fait briller sur nous, il tourne vers nous son visage ».  Le Seigneur nous regarde et son regard nous illumine.  Si parfois les regards humains ressemblent à des kalachnikovs, ceux de Dieu ressemblent à des spots : il nous met en lumière.  Nous avons souvent sur nous un regard négatif, noir ; et voilà que par le Seigneur, nous devenons, nous redevenons beaux.  Nous le savons bien, c’est le regard positif des autres sur nous qui peut nous rendre de l’optimisme sur nous-mêmes et malheureusement l’inverse aussi.  Continue, Seigneur de nous regarder et de nous illuminer et que notre regard sur autrui ressemble au tien.  Marie, que nous fêtons aujourd’hui s’est laissé regarder par le Seigneur et du coup son regard sur elle – le Magnificat – et sur les autres – sa Visitation – n’était que lumière.

« Qu’il te prenne en grâce et t’apporte la paix ».  C’est la journée internationale de prière pour la paix.  Et, faut-il vraiment en dire plus.  2L’état de notre Europe et de notre monde est déplorable : les conflits surgissent et perdurent ; des vies innocentes sont emportées et des budgets colossaux qui pourraient servir à bien d’autres choses sont engagés.  Jésus est le Prince de la Paix selon les mots d’Isaïe et Marie est aussi invoquée sous le vocable de Reine de la paix.  Prions pour la paix, ne passons pas un jour sans le faire et que la paix habite nos communautés et nos paroisses comme signe que cela est possible et que cela, seul, rend heureux.

Belle année nouvelle à tous avec le Seigneur et sa Mère.   
 Jésus, né de la Vierge Marie par la puissance de l’Esprit, notre louange et notre prière !

R/ Jésus, fils de la Vierge Marie, exauce-nous !

Ô Christ, né parmi nous dans l’humilité,
prince de la paix, conseiller merveilleux,
étends au monde entier le règne de la paix. 

Toi qui nous as montré, par ta venue,
le prix que nous avons à tes yeux,
accorde-nous de te glorifier par les actes de notre vie. 

Toi qui t’es fait semblable à nous,
rends-nous semblables à toi.

Toi qui t’es voulu participant de notre vie,
donne-nous part à ton Royaume.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
 L’année commence avec la Journée mondiale de la paix. Dans les vœux que je formule aujourd’hui, je pourrais souhaiter la paix du Christ.












Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

  Mercredi de la 1ère semaine du Temps de l'Eglise   Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il ...
  Lundi de la 2ème semaine du Temps de l'Eglise    Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin n...
  Saints Pierre et Paul   Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur l...