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Saint Joseph, travailleur


 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, Jésus  se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. » Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

Vous avez déjà remarqué que l’on fête aujourd’hui saint Joseph, travailleur, mais qu’aucune fois dans l’évangile on ne le voit travailler … au contraire, on découvre la parole que l’ange lui adresse alors qu’il dort … Il est donc l’homme de la sieste et du repos.  C’est d’ailleurs aussi l’image de Dieu que la première lecture nous montre : Dieu se repose le septième jour de toute l’œuvre qu’il avait faite.  Et vous savez que ce n’est qu’à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle qu’on a commencé à se soucier des conditions de travail : on diminuera le nombre d’heures et de jours et on finira par donner des congés payés.  La Liturgie nous rappelle donc aujourd’hui que le travail ne doit pas être abrutissant ; que nous ne sommes pas des machines, que nous avons besoin, dans notre vie, d’avoir une alternance entre travail et repos, comme Dieu à la création, comme Joseph dans son songe.

Il est charpentier et Jésus est présenté dans l’évangile comme le fils du charpentier.  Figurez-vous que les charpentiers ne sont pas bien vus dans la Bible : Dans le 1er livre des Rois, les charpentiers bâtissent à Salomon un palais juste à côté du Temple, comme si le Roi Salomon était aussi grand que Dieu. Chez le prophète Isaïe, le charpentier est celui qui, par son travail, se fabrique des idoles de bois pour les adorer.   Oups.  Jésus, fils du charpentier et, selon la tradition, charpentier lui-même est venu rendre sa dignité au travail. Et là aussi, la Genèse nous aide, puisque Dieu lui-même travaille.  Or, vous savez que souvent, le travail a été dévalorisé.  On se souvient que dans les abbayes, jusqu’il y a peu, il y avait les frères convers qui travaillaient manuellement et les bons pères qui travaillaient intellectuellement.  Non, le travail a une dignité ; il est là pour continuer l’œuvre de la création nous dit encore la première lecture.

Et enfin, le travail peut devenir une prière ; Marthe et Marie peuvent se rencontrer.  Les moines et les moniales qui travaillent en silence nous y aident : je peux faire n’importe quoi en méditant l’évangile du jour, en disant mon chapelet, en priant pour telle ou telle personne qui m’a demandé de prier pour elle et ainsi, nous « trouvons du temps » pour prier, non pas à côté du travail, mais au sein-même de notre travail.  Plutôt que d’écouter la radio, écoutons le Seigneur qui nous parle et répondons-lui.  Amen, Alléluia !


Jésus Sauveur, manifesté dans la chair,
arrache à la mort toute chair mortelle.

R/ Jésus Christ, Seigneur, alléluia !

Jésus Seigneur, justifié dans l’Esprit,
justifie ceux qui confessent ton nom.

Roi de gloire, apparu aux anges,
règne sur tous les univers.

Verbe vivant, proclamé dans les nations,
sois leur cri de victoire.

Fils de Dieu, reconnu dans le monde,
révèle à tous la face du Père.

Jésus, notre frère, enlevé dans la gloire,
tu reviendras nous prendre avec toi.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
En cette fête du Travail, je prie pour celles et ceux qui cherchent un emploi.

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