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Lundi de la 13ème semaine 

du Temps de l'Église  

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, Jésus, voyant une foule autour de lui, donna l’ordre de partir vers l’autre rive. Un scribe s’approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. » Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »

Une foule considérable est autour de Jésus.  Il leur a parlé longuement sur la montagne ; il vient de guérir un lépreux, à peine descendu de celle-ci.  On le suit …  Pour ses paroles, pour ses actes, pour les deux ?  Sans doute.  Mais il y a quand même ce creux en chaque homme que chacun veut remplir. Un semble l’avoir compris : « Je te suivrai partout où tu iras ».  Suivre, la position du disciple qui marche dans les pas du maître.  Mais il lui faudra du temps, comme il nous faut du temps pour comprendre que si nous suivons quelqu’un, merci Monsieur de la Palisse, c’est qu’il nous précède toujours, qu’il nous attend toujours. Vous vous souvenez de Don Camillo à Moscou.  Il entre dans une église qui a été transformée en hangar à blé.  Il aperçoit la croix de Jésus.  Il lui dit : « Vous êtes déjà là, Seigneur ».  Et le Christ de lui répondre : « J’y étais avant toi, Don Camillo ».  Plus que de le suivre, il nous précède là où nous décidons d’aller.  Mais sachons que nous retrouverons toujours dans des endroits inédits ; non pas dans des palaces, mais dans une crèche, sur un Golgotha, dans des endroits où il ne peut pas reposer la tête.  Le suivre, c’est accepter ce même chemin continuel, cette même itinérance comme on dit maintenant en ayant les mains vides.  Grégoire le Grand disait : « Considérons les choses temporelles pour les utiliser, les éternelles pour les désirer ; servons-nous des choses terrestres pour le chemin, et désirons les éternelles pour terminer la journée » 

Et enfin, laissons les morts entre eux.  Jésus n’est pas resté longtemps dans le tombeau.  Ils ne sont jamais que des lieux de passage, que des maternités de vies nouvelles. On ne s’attarde pas à la maternité.  On y passe, c’est tout.  Si tu restes à la maternité, cela signifie que tu ne veux pas vraiment vivre de la vie nouvelle, ta vie d’adulte qui t’attend.  Laisse les morts entre eux.  Quitte vite le tombeau, les tombeaux de ton existence.  Il nous attend sur le chemin ; il n’y aura pas d’oreiller sans doute, mais qu’il nous sera bon, comme Jean à la Cène de le prendre comme oreiller, de poser notre tête sur son épaule.  Amen.  
   
Jésus, tendresse de Dieu pour la terre,

R/ Donne-nous l’Esprit de vie.

Dieu fidèle, ton alliance continue ses merveilles ;
pour que nous sachions les voir, ouvre nos cœurs.

Ta présence en nous est source vivifiante ; 
qu’elle fertilise nos actions en ce jour.

Regarde ceux qui nous sont proches par la vie et le travail :
que leurs œuvres manifestent ta sagesse et ta bonté.

Ta volonté, Seigneur, est lumière sur le chemin ; 
que les jeunes découvrent la joie de te servir.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
« Je te suivrai partout où tu iras », dit le scribe à Jésus. En juillet, quels sont les lieux où Jésus me précède ?

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