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Mardi de la 12ème semaine 

du Temps de l'Église

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne les piétinent, puis se retournent pour vous déchirer.
Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.
Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »

Trois petites maximes de Jésus, aujourd’hui.  Elles sont à la fois humaines, mais aussi éminemment spirituelles.

La première : Le trésor que tu as, garde-le pour toi.  Cela pourrait paraitre de l’égoïsme à première vue : le Seigneur nous invite sans cesse à partager.  En fait, notre trésor, tout comme l’huile dans l’épisode des vierges sages et des vierges folles, ne peut pas être partagé.  Pourquoi ?  Parce que c’est notre vie avec le Seigneur.  Le donner aux autres, cela veut dire, être soi-même partagé, se donner en partie au Seigneur et en partie aux autres.  Mais, nous croyons que c’est dans la mesure où nous donnons tout au Seigneur, que nous pouvons en vérité nous donner entièrement aussi aux autres.  C’est l’amour infini que nous recevons du Seigneur qui fait que nous pouvons donner beaucoup d’amour.  Si nous ne donnons que notre amour, nous allons vite nous épuiser et cela va se retourner contre nous.

La deuxième maxime ne se trouve pas telle quelle dans la Bible.  Car celle-ci la présentait de façon négative : « Ne fais pas ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ».  Comme pour la Loi du talion, c’est déjà une belle avancée.  Mais, comme toujours, Jésus va au-delà, et transforme cette phrase en une réalité positive : « Fais ce que tu voudrais qu’on te fasse ».  Et avouons que c’est autrement plus engageant.  Je ne veux pas seulement que l’autre ne soit pas malheureux par ma faute, mais je veux qu’il soit heureux ou davantage heureux, grâce à moi.

La troisième fait allusion à la parabole de la porte dans laquelle le Seigneur nous invite à entrer par la porte étroite.  Pour passer cette porte, le chameau doit enlever toutes les valeurs qu’il porte sur son dos, pour entrer « tout nu ».  C’est cette porte qui nous donne le vrai bonheur.  Si tu entres par l’autre porte, tu peux croire que c’est ce que tu portes sur le dos qui fait ta valeur : ta réputation, ta réussite socio-professionnelle, ton argent.  Et tu finis par avoir peur de te retrouver « tout nu ».  Le Seigneur sait ce qu’il y a vraiment en nous et il nous aime, tels que nous sommes, sans que nous essayions de cacher une part de nous-mêmes.  « N’aie pas peur d’être devant moi, tel que tu es : je t’aime et je t’aimerai toujours d’un amour absolu. » Amen

Notre Dieu est un Dieu patient ; bénissons-le :

R/ Béni sois-tu !

Béni sois-tu pour ce jour : 
que nous tirions parti du temps présent pour hâter la venue de ton règne.

Béni sois-tu pour ce monde en croissance : 
que nous lui annoncions la justice et la paix.

Béni sois-tu pour l’Église que ton Esprit renouvelle : 
donne à ses fils la joie de l’espérance.

Béni sois-tu pour la Terre Nouvelle que tu promets : 
guide nos pas jusqu’à la fin du jour.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Ce que je voudrais que l’on fasse pour moi, je l’offre aujourd’hui à ceux qui m’entourent : une visite, une fleur, un service, une parole gentille…

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