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Mercredi de la 12ème semaine 

du Temps de l'Église

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Va-t-on cueillir du raisin sur des épines, ou des figues sur des chardons ? C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais. Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits. Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu. Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »

Un prophète est quelqu’un qui parle au nom de Dieu.  Et si vous regardez un peu l’Ancien Testament, vous verrez que souvent, leurs paroles sont rudes, car elles rappellent au peuple de Dieu la Loi qu’ils ont oubliée.  Nous venons de quitter le sermon sur la montagne où Jésus nous donnait les moyens pour être heureux.  Mais ces moyens - synthétisés dans les Béatitudes - sont parfois très rudes à entendre.  Jésus n’essaie pas de séduire ; il donne les seuls moyens qui conduisent au bonheur.  Un faux prophète cachera ce qui est difficile pour augmenter ses troupes.  Moralité, il ne présente pas le bonheur, mais le malheur ; non pas la vie, mais la mort.  Et c’est ainsi qu’il est un loup qui dévore les moutons que nous sommes.

Comment les reconnaître ?  C’est simple nous dit Jésus : par leurs fruits.  Et là il faut distinguer.  Les fruits dans leur vie personnelle.  Nous avons fêté avant-hier la naissance du plus grand des prophètes : Jean le Baptiste.  La conversion radicale qu’il a annoncée, il l’a vécue d’une façon absolue en allant vivre au désert, sans plus rien, dans une pauvreté absolue.  Alors, oui, on peut reconnaître en lui un prophète.  Inutile de rappeler que Jésus a vécu jusqu’au bout tout le sermon sur la montagne : les Béatitudes, l’amour des ennemis, la porte étroite …  Cela vaut la peine de relire les chapitres 5 et 6 de Matthieu pour s’émerveiller devant la manière chez Jésus de faire se coïncider ce qu’il a dit et ce qu’il a fait.

Il faut distinguer, je vous l’ai dit : Les abus dans l’Église nous ont fait découvrir que des fondateurs de communauté ont parfois eu des vies scandaleuses et pourtant ont réalisé des œuvres merveilleuses.  Que l’on pense à la communauté de l’Arche qui fait vivre ensemble des personnes porteuses d’un handicap avec d’autres qui sont en bonne santé.  L’œuvre est merveilleuse …. bien au-delà de ce qu’on a appris de son fondateur.  Mais cela nous montre la grandeur de notre Dieu qui comme le disait un de mes professeurs « est spécialiste dans la récupération des déchets ».  Oui, on reconnaît si un arbre est bon aux fruits qu’il porte dans sa vie, mais même un mauvais arbre peut faire naître des surgeons qui, eux, sont en bonne santé, et donnent de beaux fruits.  Amen    

Les yeux levés vers le Christ, Splendeur de la gloire du Père, nous le prions :

Tu es l’origine et le terme de notre foi ; 
béni sois-tu !
Toi qui nous appelles des ténèbres à ta lumière, 
prends pitié de nous.

Tu as ouvert les yeux des aveugles et l’oreille des sourds ; 
béni sois-tu !
Guéris-nous de l’incrédulité ; 
prends pitié de nous.

Tu nous as rassemblés en un seul corps ; 
béni sois-tu !
Garde-nous de séparer ce que tu as uni ; 
prends pitié de nous.

Tu donnes la force dans la tentation, la patience dans l’épreuve ;
béni sois-tu !
Que notre vie soit louange de grâce ; 
prends pitié de nous.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Je souligne une phrase à méditer dans les textes du jour. Je la relis régulièrement pendant la journée pour qu’elle m’accompagne.

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