Accéder au contenu principal

 

Saint Alphonse-Marie de Liguori

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » « Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui. » Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » Lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, il s’éloigna de là.

Nous sommes dans le langage apocalyptique souvent présent dans la Bible.  Le méconnaître, ce serait ne pas goûter à la beauté de ce texte, mais frémir en se demandant si nous allons être bon ou mauvais poisson.  Ainsi en est-il aussi dans la parabole du jugement dernier.

La première chose est, une fois de plus, que nous assistons à un texte de création : comme Dieu a séparé la lumière des ténèbres, les eaux de la terre ferme … il sépare ici les bons poissons des mauvais poissons, des détritus en tout genre ; on dirait aujourd’hui du plastique qui pollue nos mers.  Dieu a créé le monde bon ; chaque fois qu’il recrée le monde - et il n’arrête jamais de la faire -, il le recrée de nouveau beau et bon, sachant que l’homme n’arrête pas de « mettre du plastique » dans cette création.  C’est donc extrêmement positif : Dieu n’arrêtera jamais, ne se découragera jamais de « faire le tri » pour que le monde soit beau.

Ensuite, attention de ne pas tomber dans un dualisme : les bons et les mauvais.  Comme pour le jugement dernier, il y a en nous de la sardine et du plastique.  Et si Dieu veut un monde beau, il veut aussi un homme beau.  Il le permet par son Église, par les sacrements, par sa Parole.  Et à la fin des temps ou de notre temps, il ne nous laissera entrer chez lui que totalement amour, que débarrassé  et pour toujours de tous nos plastiques.  Ce Royaume des Cieux commencé ici-bas, sera pleinement accompli auprès de lui. 

Et enfin, le vieux et le neuf.  Le vieux, c’est la Loi juive, vous l’avez compris. Loi avec toutes ses interdictions et ses commandements.  Le neuf, c’est l’Évangile.  Alors que les docteurs de la Loi ne jugeaient qu’en fonction de la Loi ; le disciple, lui, prend le bon de la Loi et le colore avec l’Évangile.  Selon la parole de Jésus, il n’est pas venu abolir, mais accomplir.  Nous passons d’une Loi sèche à une Loi d’amour … et cela change tout.  Amen    


Rendons grâce au Christ qui nous donne aujourd’hui la lumière et supplions-le :

R/ Sois pour nous lumière et vérité !

Chaque jour tu renouvelles tes merveilles ; 
ouvre nos yeux, donne-nous de les voir.

Toi, le Fils de l’homme, 
fais-nous aimer notre condition d’homme.

Tu as passé en faisant le bien ; 
que chacun de nos actes serve nos frères.

Tu es le Miséricordieux :
accorde-nous patience et bonté tout au long de ce jour.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Dieu est le potier qui, sans jamais se lasser, nous façonne tout au long de notre existence. Aujourd’hui, je lui redis mon désir de me laisser façonner par sa volonté.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

  Mercredi de la 1ère semaine du Temps de l'Eglise   Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il ...
  Lundi de la 2ème semaine du Temps de l'Eglise    Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin n...
  Saints Pierre et Paul   Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur l...