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Samedi de la 16ème semaine

du Temps de l’Eglise


 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus proposa aux foules une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?” Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?” Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.” »

De nouveau Jésus fera lui-même l’homélie de cet évangile dans les versets suivants.  Et pourtant, malgré cela, quel nombre incroyable de bêtises je peux entendre ou lire sur la question du Mal, autrement dit de l’ivraie.  Il suffit d’une catastrophe quelque part, d’une guerre ou de je ne sais quoi pour qu’on entende mettre Dieu en cause.  Cet évangile est clair : l’ivraie n’est pas semée par le semeur, mais bien par l’ennemi.  Y a-t-il moyen d’être plus clair ???  Dieu ne veut pas le mal : il n’est pas celui qui nous met toutes sortes d’embuches sous nos pas pour voir comment nous allons nous en sortir, voire en espérant que nous allons succomber à la tentation.  Mais non, comme dira Paul : « Le bien que je voudrais faire, je ne le fais pas, et le mal que je ne veux pas faire, je me surprends à le faire ».  Non seulement l’ennemi agit en dehors de moi, mais il agit aussi en moi.  

Deux.  Pourquoi ne peut-on pas arracher l’ivraie ?  Simplement parce que lorsque et le bon grain et l’ivraie sont jeunes, on peut difficilement faire la distinction entre l’un et l’autre.  C’est en grandissant, alors que les fruits murissent que l’on peut faire la distinction.  Ce n’est pas toujours simple et dans le monde, et en soi, de repérer ce qui est bien et ce qui est mal.  Il faut parfois bien du temps pour discerner la racine du mal en nous et autour de nous.  Et parfois ce sont des éléments qui paraissent très anodins qui, en fait, viennent mettre à mal le bien en et autour de nous.

Mais – et on connaît le refrain – le bien dans le monde et en nous sera toujours vainqueur.  C’est une autre manière pour Jésus de nous parler de la fameuse parabole du jugement dernier au chapitre 25 de Matthieu où l’on sépare les brebis des boucs.  Lorsque nous aurons fini notre chemin sur cette terre, le Seigneur ôtera toute l’ivraie en nous.  Nous ne serons que bon blé lorsque nous entrerons dans le Royaume et dans la communion des saints, nous pourrons vraiment donner une bonne farine et un bon pain pour rendre « le monde d’en bas » meilleur.  C’est cela la communion des saints.  Amen.

En union avec Marie, Mère de Dieu, et tous les saints, nous supplions le Seigneur :

R/ Délivre-nous, Seigneur.

Par le mystère de ta sainte incarnation,

Par ta venue en ce monde,

Par ta naissance et ton épiphanie,

Par ton baptême et ton jeûne au désert,

Par ta croix et ta passion,

Par ta mort et ta mise au tombeau,

Par ta résurrection du séjour des morts,

Par ton admirable ascension,

Par la venue du Saint-Esprit consolateur,

Au jour du jugement,

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Nous confions ceux qui se croient submergés par le mal, n'osant plus espérer que le Seigneur peut faire croître le bon grain dans leur vie 

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