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Vedredi de la 21ème semaine

du Temps de l’Eglise


 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.  Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.” Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.” Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !” Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.”  Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

Comme d’habitude, il nous faut faire attention de ne pas tomber dans le moralisme.  Je rappelle une fois encore que les paraboles ne sont pas là pour cela, mais pour nous parler du Royaume des Cieux et de Dieu lui-même.

Première chose.  Les dix jeunes filles sont invitées aux noces.  Et l’on comprend qu’à travers les dix, ce sont toutes les jeunes filles … que nous sommes en quelque sorte.  C’était d’ailleurs la coutume à l’époque : toutes les jeunes filles étaient invitées aux noces, sans qu’elles aient besoin d’être invitées formellement.  C’était souvent l’occasion comme cela se fait dans les « rallyes » de la noblesse de rencontrer celui qui pourrait devenir l’époux.  Personne n’est donc exclu du Royaume.  Pour reprendre Paul : peu importe que l’on soit circoncis ou non, que l’on soit du peuple élu ou que l’on soit païen.  Et si le Royaume est ouvert à tous, rappelons-nous que l’Église doit, elle aussi, être ouverte à tous.  Pas besoin d’invitation formelle, chacun est le bienvenu !

Deuxième point où les dix se trompent : s’imaginer que l’huile s’achète.  Les premières disant aux insensées d’aller au magasin, les autres y allant.  Où est la différence ?  Sans doute que cinq ont accepté la grâce, les merveilles de Dieu et d’autres n’y ont pas été attentives.  L’huile, vous le savez a des vertus alimentaires, thérapeutiques et esthétiques.  Le Seigneur peut me nourrir - on vient dans le réentendre les derniers dimanches ; il peut me soigner ; il peut me rendre ma beauté originelle.  Mais il ne le peut que si je l’accepte ; que si j’entre dans une relation avec lui.  Avant même le repas des noces, il y a le temps des fiançailles, le temps où l’on apprend à recevoir de l’autre, à se recevoir de l’autre.  D’où le sens de la phrase : « je ne vous connais pas », « je n’ai pas de relation amoureuse avec vous ». La grâce, l’amour ne s’achète pas, il se reçoit.  

Et enfin, la faute des insensées, c’est de ne pas être resté là.  Imaginons qu’elles soient restées là-bas, même sans huile ; si elles avaient osé se présenter à l’époux dans leur pauvreté d’amour, peut-on imaginer que le Seigneur les ait « remballées ».  Peut-on imaginer l’amour qui n’est pas miséricorde.  Mais, comme toujours, elles se sont mises dans le registre du mérite : « je ne mérite pas d’aller au banquet, je n’en suis pas digne ».  C’est ce que nous disons avant chaque communion : « je ne suis pas digne », mais juste après je vais communier.  Non, je ne communie pas parce que j’en suis digne, mais parce que je me présente devant le Seigneur avec peu ou pas d’huile, mais qu’il veut que sa maison soit pleine de bons ou de mauvais.  Amen. 


Rendons grâce au Christ qui nous donne aujourd’hui la lumière et supplions-le :

R/ Sois pour nous lumière et vérité !

Chaque jour tu renouvelles tes merveilles ; 
ouvre nos yeux, donne-nous de les voir.

Toi, le Fils de l’homme, 
fais-nous aimer notre condition d’homme.

Tu as passé en faisant le bien ; 
que chacun de nos actes serve nos frères.

Tu es le Miséricordieux :
accorde-nous patience et bonté tout au long de ce jour.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Je prie pour les enseignants et les élèves rentrés ou rentrant.  

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