Accéder au contenu principal

 

Toussaint

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

 En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

Dieu veut mon bonheur et aussi longtemps que je ne suis pas heureux, on dire, en quelque sorte, que Dieu lui-même n’est pas pleinement heureux.  Et puisque nous ne pouvons pas devenir saints par nos propres forces, voilà que le Seigneur va faire de nous des saints.

Première enseignement des Béatitudes : Elles ne sont pas de la morale ; et, en quelque sorte, elles ne nous concernent pas directement.  Les Béatitudes nous disent d’abord et avant tout qui est Jésus ; en quelque sorte, c’est son portrait.  Il est les pauvre de cœur, le doux, l’artisan de paix.  Nous ne sommes jamais que des imitateurs de Jésus ; pour l’imiter, il nous faut donc d’abord le contempler !

Deuxième enseignement : il ne faut pas d’abord devenir pauvres de cœur, mais reconnaître que nous sommes des pauvres de cœur.  Nous sommes en état de pauvreté devant le Seigneur.  Ce n’est pas par hasard que c’est la première Béatitude et qu’elle est non pas au futur, mais au présent.  C’est parce que je reconnais que je suis pauvre, que je ne peux pas devenir saint par moi-même que le Seigneur va pouvoir me rendre saint : heureux suis-je donc d’être pauvre de cœur …

Et enfin, je vous invite à choisir une Béatitude, celle dont vous vous sentez le plus proche.  Pour le dire simplement, si je suis déjà en adéquation, naturellement, avec cette Béatitude, le Seigneur aura moins de boulot pour m’y faire entrer encore davantage.  Comme d’habitude, le travail de Dieu et le travail de l’homme.  Je lui apporte mes cinq petits pains et ma boite de sardine, et lui va multiplier cela.  Si je suis déjà un peu doux ou miséricordieux, le Seigneur pourra multiplier cela en moi.  Amen   


Heureux les artisans de paix. » Loué sois-tu, Seigneur Jésus, pour tous les saints qui ont semé la paix et la réconciliation autour d’eux. Pour notre Église, appelée à œuvrer à la paix dans le monde, nous te prions. 

« Heureux les doux. » Loué sois-tu, Seigneur Jésus, pour les saints qui ont œuvré en politique avec amour et dans la vérité. Pour tous nos politiciens, appelés à légiférer avec bienveillance, nous te prions.

« Heureux ceux qui pleurent. » Loué sois-tu, Seigneur Jésus, pour ta miséricorde. Pour toutes les personnes qui souffrent du deuil ou de la maladie, nous te prions. 

« Heureux les pauvres de cœur. » Loué sois-tu, Seigneur Jésus, pour les germes de sainteté vécus au sein de notre paroisse. Pour chacun de nous, appelés à vivre la sainteté dans la vie de tous les jours, nous te prions. 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Ai-je toujours bien conscience de ce bonheur auquel Dieu ne cesse de m’appeler ?
Quelle Béatitude ai-je envie de choisir pour donner une orientation à ma vie ?

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

  Mercredi de la 1ère semaine du Temps de l'Eglise   Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il ...
  Lundi de la 2ème semaine du Temps de l'Eglise    Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin n...
  Saints Pierre et Paul   Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur l...