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Jeudi de la 2ème semaine d'Avent

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

 En ce temps-là, Jésus déclarait aux foules : « Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui. Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu’à présent, le royaume des Cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer. Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont prophétisé jusqu’à Jean. Et, si vous voulez bien comprendre, c’est lui, le prophète Élie qui doit venir. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Le Royaume de Dieu subit la violence …  Nous le savons bien, Noël a une portée symbolique : Jésus est venu une fois pour toutes il y a deux mille ans.  Et, par conséquence, le Royaume de Dieu est advenu une fois pour toutes.  Mais quelle violence contre ce Royaume des Béatitudes désiré par Jésus : Heureux les pauvres, les doux, les artisans de paix.  On le remarque d’abord dans notre monde : nous sommes encore loin de l’avènement complet du Royaume ; il y a encore une tâche énorme à accomplir.  Les violents cherchent à s’emparer du Royaume pour dire qu’il n’est pas vraiment le Royaume.

Mais nous le constatons aussi chez nous, en chacun de nous.  Oui, Seigneur, tu es pleinement dans ma vie, tu es le cœur de mon existence et en même temps, ce n’est pas être négatif, mais réaliste que de constater que chacune de nos existences n’est pas nécessairement un reflet absolu de l’avènement du Royaume.  Quelle résistance il y a en nous pour l’accueillir.  Nous voulons vivre de Dieu, mais avouons que nous aimons bien vivre à la manière du monde.

   Jean était le plus grand, car il annonçait, mais le plus petit qui tente de vivre l’idéal des Béatitudes est plus grand que lui. Pourquoi ?  Si c’était simplement, parce qu’il constate son impuissance à faire plus qu’un tout petit peu.  Avec le Baptiste, on pouvait croire qu’à la force des poignets, nous allions y arriver ; avec Jésus, nous savons que seuls, ce n’est pas possible, mais qu’il s’appelle Emmanuel, Dieu-avec-nous.  N’est-ce pas ce qu’il disait déjà par Isaïe : « Ne crains pas, moi, je viens à ton aide. Ne crains pas, Jacob, pauvre vermisseau, Israël, pauvre mortel. Je viens à ton aide »  N’est-ce pas ça aussi l’Avent : constater que ce que nous ne pouvons pas faire, le Seigneur le fait avec nous.  Alors, avec le psaume, il nous faut dire : « Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce et que tes fidèles te bénissent ! Ils diront la gloire de ton règne, ils parleront de tes exploits. »  Amen   
 

 Seigneur Jésus, venu du sein du Père pour partager notre vie, libère-nous de tout ce qui nous retient loin de toi et loin de nos frères.

R/ Visite-nous, Seigneur, dans ta miséricorde !

Toi qui viendras manifester ta gloire à tes élus,
creuse dans nos cœurs une attente aussi vaste que tes promesses.

Toi qui nous conduis par la lumière de la foi,
donne-nous imagination et courage pour accorder notre vie à notre foi.

Toi qui frémissais de compassion devant les souffrances des hommes,
soutiens les malades et ceux qui les soignent.

Toi qui es venu offrir à tous les hommes le salut promis à Israël,
protège ton Église contre toute ségrégation en elle-même et dans le monde.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Je lis la prière de Jean-Paul II à Notre-Dame de Guadaloupé, que je peux trouver sur le site du Vatican www.vatican.va.

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