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Lundi de la 2ème semaine

du Temps de l’Église - Années impaires

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

 En ce temps-là, les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Ce Jésus est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »

Ne sont-ils pas eux-mêmes un peu « Satan », ceux qui considèrent que Jésus agit au nom de Satan ?  Cela semble assez évident.  Et pourtant, l’attitude de Jésus paraît bizarre : il pourrait « envoyer promener » les scribes, voire les invectiver violemment.  Pas du tout.  L’évangile nous dit qu’il les appelle, comme il a appelé les Douze à sa suite.  Belle attitude de Jésus qui veut appeler tout homme, les « justes » comme les pécheurs.  Et cela pourrait même réussir, puisque, visiblement, les scribes viennent près de lui.  Jusque-là, donc, tout va bien.

Comme il le fait pour la Samaritaine, Jésus va entrer en dialogue avec eux pour essayer de les faire évoluer.  Non pas tellement pour lui, mais en mettant la responsabilité de ses actes sur le chef de Satan, c’est tout l’Evangile qu’ils risquent de refuser.  Alors Jésus prend le temps, dans une longue parabole.  Rien n’est jamais perdu pour Dieu ; c’est le temps de la patience de Dieu, de sa pédagogie pour tenter de sauver l’homme, de sauver tout homme, sans juger, mais en ouvrant des portes.  L’évangile se termine sans nous dire si cela a fonctionné ou pas.  Jésus est-il parvenu à sauver ces scribes-là ; nous ne le savons pas, même si on peut imaginer que non, malheureusement.

Et enfin, Jésus rappelle la dimension de la miséricorde de Dieu : elle est absolue.  Oui, absolue !  Et le péché contre l’Esprit alors ?  C’est assez simple : pécher contre l’Esprit, c’est ne pas reconnaître la présence de Dieu et donc de sa miséricorde.  Dieu est donc dans l’impossibilité de pardonner, puisqu’ils refusent son pardon.  Une fois de plus, « l’enfer » au sens très large ne vient pas d’une condamnation de Dieu, mais bien d’un refus de l’homme d’entrer dans son amour infini.  Amen     
  

 Dieu notre Maître, nous te supplions :

R/ Que brille sur nous ton visage !

Ouvre les yeux de notre cœur, que nous puissions te connaître.

Délivre-nous du péché par ta puissance.

Garde-nous de craindre ceux qui nous haïssent.

Fais-nous vivre dans la concorde et la paix,
ainsi que tous les habitants de la terre.

Accorde à tes enfants la joie et le bonheur.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

    Je m’interroge sur mon mode de vie. À quelle conversion suis-je appelé ?

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