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Vendredi de la 7ème semaine

du Temps de l'Église 

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus arriva dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. De nouveau, des foules s’assemblèrent près de lui, et de nouveau, comme d’habitude, il les enseignait. Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? » Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle. Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. » 

Étonnants, ces pharisiens …  Ils ne demandent pas à Jésus si un conjoint - entendez un homme ou une femme - peut renvoyer son conjoint, mais bien à un mari de renvoyer sa femme.  Ils se situent donc de leur point de vue et n’imaginent pas que la question puisse se poser dans l’autre sens.  En dépassant l’aspect du mariage dont il s’agit ici, on peut dire que c’est un peu le grand péché de l’homme : se prendre pour le centre du monde ; tout voir de son unique point de vue.  Tout le contraire de ce que Jésus a fait en venant jouer sur notre propre terrain.

Deux.  Dieu les fit homme et femme.  Ce n’est donc ni l’homme ni la femme qui sont à la ressemblance de Dieu, mais l’homme et la femme ensemble qui sont sa ressemblance.  De la même manière qu’on pourrait dire qu’on ne voit pleinement le mystère de Dieu qu’en voyant le Père, le Fils et l’Esprit ; de la même manière on ne peut voir l’image de Dieu qu’en voyant ensemble l’homme et la femme.  C’est leur amour mutuel qui dévoile l’amour de Dieu pour l’humanité.  Quelle responsabilité pour les couples … et en même temps, quelle merveille : deux êtres humaines peuvent signifier l’amour de Dieu.

Enfin, la dureté du cœur dont Jésus parle. On pourrait même parler ici de compromis.  Oui, il y a l’idéal et puis, on met beaucoup de bémols à la clé.  Et de nouveau, on vit cela bien au-delà du mariage : je ne peux pas dépasser les 120 kms heure, mais enfin … bon … ici … ; je ne peux pas frauder aux impôts, ok, mais vous comprenez que …  Et on peut passer d’un message merveilleux à une réalité tellement plate.  N’enlevons pas le sel de l’Évangile dont on nous parlait hier, sinon notre foi deviendra tellement banale …  Amen.     

Supplions le Christ qui nous a aimés jusqu’à la mort :

R/ Sauve-nous par ton amour.

Jésus que l’on a bafoué sans raison,
prends pitié de ceux dont l’amour est trahi.

Jésus, que l’amour du Royaume a perdu,
prends pitié de ceux que l’on met en prison.

Jésus, qui n’as pas trouvé de consolateur,
prends pitié de ceux qui sont affligés.

Jésus, que l’on abreuva de vinaigre,
prends pitié de ceux qui souffrent pour la justice.

Jésus, humilié par les hommes, sauvé par Dieu,
sois la joie et la fête des pauvres.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Je continue de prier pour notre Pape François

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