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Jeudi de la 3ème semaine de carême

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration. Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement, auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »

Evangile très éclairant pour savoir qui nous sommes vraiment.  Saint Léon le Grand écrivait : « « Que les fidèles ouvrent grand leur esprit et essaient de pénétrer, avec un authentique examen, les attachements de leur cœur. S’ils arrivent à trouver un quelconque fruit de la charité caché dans leur conscience, qu’ils ne doutent pas que Dieu est avec eux. »  C’est donc très simple et saint Jean le dit d’une autre manière : « Ubi caritas et amor, Deus ibi est » ; « là où il y a de la charité et de l’amour, Dieu est présent ».  Arrêtons donc de chercher midi à quatorze heures : si Jésus fait quelque chose de bien, c’est que Dieu est en lui.

Osons quitter un peu le texte et élargir.  Cela signifie aussi que de la charité, il n’y en a pas - Dieu merci – que chez les chrétiens.  J’en fait l’expérience ici tous les jours depuis trois semaines.  L’immense majorité de tous ceux qui travaillent ici au Volontariat sont hindous et une bonne partie des bénévoles occidentaux ne sont pas chrétiens.  Et saint Jean et Grégoire le Grand nous disent bien que Dieu est en eux ; qu’ils font l’œuvre de Dieu.

Mais alors, si tous nous pouvons laisser le Seigneur agir en nous ; si « les chrétiens ne sont pas meilleurs que les autres », où se situe la différence ?  Elle est double.  La première, c’est que nous pouvons sans cesse demander à l’Esprit d’attiser son feu en nous, pour que nous soyons de plus en plus des femmes et des hommes d’amour.  La deuxième, c’est une fois encore, le fameux texte du jugement dernier.  Peut-être que notre étonnement sera un peu relatif lorsque le Seigneur nous dira : « ce que tu as fait aux miens, c’est à moi que tu l’as fait ».  Mais j’imagine souvent l’émerveillement absolu de mes sœurs et frères hindous lorsqu’ils entendront le Seigneur leur dire la même chose  !!!       

Père des lumières, ton Christ a brillé sur nous pour que nous ne marchions pas dans les ténèbres ; nous t’implorons :

R/ Que ta Parole soit la lampe de nos pas !

Accorde-nous d’avancer aujourd’hui sur ses traces et de vivre à sa ressemblance.

Fais-nous vivre dans la vérité, et nous viendrons à ta lumière.

Donne-nous assez d’amour pour oublier notre intérêt et vouloir le bien de tous.

Aide-nous à travailler dans la patience pour que nous préparions la venue de ton Jour.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

C’est la Mi-Carême aujourd’hui. Où en suis-je de ma relation avec le Christ ?

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