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 Lundi de la 4ème semaine de Carême 

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée. – Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison. Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

Deuxième signe de Cana et comme pour le premier, il a lieu un troisième jour : jour de résurrection.  La premier montrait la joie du banquet éternel des noces.  Ici, nous allons en voir comme un « exemple » concret.  Puisque Jésus est ressuscité, tout homme désormais est ressuscité, qu’il soit membre du peuple élu ou pas : universalité de la résurrection.  Autre similitude.  Rappelez-vous, il y avait six jarres comme si Jésus était la septième.  Les six jarres des purifications prescrites par la Loi ne donnent pas joie.  Jésus, la septième jarre, accomplit la Loi et tout devient vin de joie.  Ici, c’est à la septième heure que l’enfant est guéri : on se rappelle du septième jour ; on assiste à une nouvelle création.  

L’homme est un puissant et il vient trouver Jésus qui est un sans-grade face à lui.  Il est un puissant et il va parcourir quelque chose comme 8 heures de marche pour venir de Capharnaüm à Cana : quelle foi !  Et sa foi est d’autant plus grande qu’il ne va demander aucune preuve à Jésus.  Celui-ci lui dit que son Fils est vivant : il le croit et retourne chez lui.  Et, du coup, celui qui était venu auprès de Jésus, non pour son enseignement, mais pour la guérison de son Fils, va faire un ultime et absolu acte de foi : « Et il crut, ainsi que toute sa famille. »  Il croyait que Jésus pouvait faire un miracle ; en le quittant, il croyait que Jésus avait accompli ce miracle et maintenant, il ne croit plus seulement au miracle, il croit en Jésus.  Un pasteur suisse du siècle dernier, Walter Luthi, avait cette phrase merveilleuse : « On peut saluer Jésus comme le sauveteur, mais pas comme le Sauveur. »  Le centurion, lui, est passé de l’un à l’autre.

Et enfin, rappelez-vous à Marie, Jésus avait dit : « Femme, que me veux-tu, mon Heure n’est pas encore venue » et dans ce texte : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Et pourtant, dans les deux cas, la merveille s’accomplit.  Mais Jésus refusera toujours le sensationnel pour le sensationnel.  Jean, d’ailleurs, n’emploiera jamais le mot miracle.  Il parlera toujours du mot signe.  Je suis très amusé de lire des textes qui veulent expliquer scientifiquement la marche de Jésus sur les eaux, la transformation de l’eau en vin …  Si l’on s’attache au miracle, on ne va pas très loin.  Si l’on scrute le signe, alors oui, on s’émerveille d’un Dieu qui veut notre salut, c’est-à-dire notre santé et toutes nos santés : du corps, du cœur et de l’esprit.   

Dieu libre et saint, enseigne-nous ta loi de liberté.

R/ Enseigne-nous ta loi de liberté.

Ouvre notre esprit au sens caché de l’univers.

Détache-nous des idoles formées par nos désirs.

Apprends-nous à donner de notre nécessaire.

Ne nous laisse pas asservir par l’argent.

Donne à tous la joie de travailler à ton œuvre.

Fais-nous voir en tout homme l’homme libéré par le Christ.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Je peux prier pour les évêques de France qui se réunissent cette semaine à Lourdes pour leur assemblée plénière. 

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