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Ascension de Jésus

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus ressuscité, apparaissant à ses disciples, leur dit : « Il est écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une puissance venue d’en haut. »

Un peu de ciel sur terre et un peu de terre au ciel …  La première partie de cette phrase, nous la vivons à Noël : depuis le jour où Jésus voit le jour à Bethléem, depuis même le jour où il prend corps dans le sein de Marie, nous disons que le ciel est descendu sur terre et que donc la terre est plus la terre.  Aujourd’hui, c’est la deuxième partie de la phrase qui se vit : voici que, désormais, il y a un corps dans le ciel, il y a un corps humain en Dieu.  Et parce que ce corps est au ciel, il est transfiguré, pleinement accompli.  Le ciel n’est désormais plus seulement un état spirituel, mais Dieu a un corps pour l’éternité !

Si Jésus est désormais retourné au Père, il prend déjà avec lui toute l’humanité.  Ce n’est pas encore totalement accompli : nous sommes toujours sur la terre, mais ce que nous vivons est déjà pleinement au ciel.  À travers les blessures de la Passion qui marquent encore son corps, voici que nos blessures, nos souffrances, les guerres et les génocides, les famines et les dérèglements climatiques … tout cela est désormais en Dieu et pour toujours.  Il n’a pas seulement conscience du mal qui règne sur la terre, mais il porte en lui ce mal ; cela fait partie de son être profond.  Contrairement à une image que nous portons souvent en nous, il y a de la souffrance au ciel, même si c’est une souffrance transfigurée.

Nous comprenons donc bien : Dieu est descendu du ciel par amour ; à notre tour de rejoindre celui qui y est remonté.  Mais, nous, nous ne pouvons le faire que par grâce.  Si nous voulons déjà vivre au ciel, nous n’y arriverons pas tout seul.  Un jour, nous y serons pleinement, mais il nous faut déjà prendre le chemin du ciel, le chemin de l’amour, de la tendresse, de la compassion, de la miséricorde … bref, des Béatitudes.  Et pour cela, nous allons prier durant 9 jours la venue de l’Esprit.  Évidemment, il est déjà en nous, mais demandons-lui de désencombrer notre cœur pour que son feu y brule de nouveau, à plein feu.  Amen   


 L’Église proclame la conversion à toutes les nations. Pour qu’elle ajuste son message aux attentes des hommes de ce temps, Père, donne-lui ton Esprit. 

Pour le Seigneur, nulle frontière entre les peuples. Pour que les dirigeants des nations travaillent ensemble pour la paix, la concorde et la fraternité, Père, donne-leur ton Esprit. 

Les malades et les désespérés n’osent plus croire à une vie meilleure. Pour qu’ils soient accompagnés par des témoins de l’espérance chrétienne, Père, envoie ton Esprit. 

Le ciel est l’horizon de notre vie mais il ne nous dispense pas de notre mission sur terre. Pour que les baptisés et les jeunes prochainement confirmés soient disciples missionnaires et témoignent de la joie qui les habite, Père, donne-leur ton Esprit.  

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Comment vivre au quotidien la joie de l’attente du don de l’Esprit promis par le Seigneur ?
Ai-je le désir d’aider d’autres à s’ouvrir à l’accueil de la promesse du Seigneur, à la joie de l’Évangile ?



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