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Mercredi de la 6ème semaine de Pâques

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. » 

'' J’ai encore beaucoup de choses à vous dire. » Jésus n’a parlé que trois ans … mais depuis 2.000 ans, il n’arrête pas de parler.  Sans doute, n’entendons-nous plus sa voix, mais nous l’entendons à travers la tradition de l’Église, nous l’entendons à travers nos frères et sœurs qui sont son icône, nous l’entendons dans la nature, sa création ; nous l’entendons à travers les événements.  Il nous faut donc ouvrir nos oreilles et nos yeux pour voir ce qu’il a de nouveau à nous dire.  Jésus ne s’arrêtera jamais de parler puisqu’il est le Verbe, la Parole de Dieu.  Si nous ne l’entendons pas, c’est que nous ne l’écoutons pas.

Mais pour cela, poursuit Jésus, il nous faut l’Esprit Saint.  Quand Jésus parlait de vive voix, on pouvait comprendre relativement rapidement, mais quand il parle à travers toutes sortes de médiations ou à travers notre conscience, il nous faut quelqu’un qui nous aide à discerner ce qu’il nous dit.  Et cela, c’est le rôle du Saint-Esprit ; il est l’Esprit de conseil et de discernement.  Lorsque je ne vois pas clair face à telle situation ou face à tel événement, je dois prier l’Esprit et il m’éclairera.  J’ai entendu un cardinal dire que, d’un coup, au Conclave, tout semblait clair.  L’Esprit Saint avait répondu à leur appel.

Et enfin, comme Jésus ne travaille pas à son compte, mais travaille pour son Père ; de la même manière, l’Esprit ne travaille pas tout seul non plus : « L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »  Si, en Dieu, on ne travaille pas à son compte, cela signifie aussi que cela doit être la même chose dans l’Église ; nous sommes des serviteurs de Dieu, des collaborateurs de Dieu pour faire advenir son Royaume.  C’est pour cela que l’action et la contemplation sont tellement liées.  Je ne peux faire que ce que j’ai entendu que l’on m’a dit de faire.  Amen      

 Tournons-nous vers le Père : comme il a tiré son Fils des ténèbres, qu’il nous fasse aujourd’hui marcher dans la lumière :

R/ Sois notre Dieu, Dieu de Jésus Christ !

Dieu de lumière, pénètre nos cœurs de ta clarté 
pour qu’en toute vérité nous puissions te prier :

Purifie nos intentions, fortifie nos désirs,
rends-nous fermes dans l’assurance qui nous fait crier vers toi :

Fais que nos yeux te voient dans les pauvres, 
et qu’avec eux nous t’implorions :

Réjouis-nous de tes biens tout au long de ce jour, 
et, sûrs de ton amour, nous pourrons chanter :


Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

En cette veille de l’Ascension, comme les Apôtres qui voient le Ressuscité s’élever vers le ciel, j’accueille sa confiance pour poursuivre son œuvre sur terre.


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