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Saint Philippe Néri

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement. Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés. On vous exclura des assemblées. Bien plus, l’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu. Ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi. Eh bien, voici pourquoi je vous dis cela : quand l’heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l’avais dit. »

Tout d’abord, un petit mot sur le saint du jour : Philippe Néri.  On est à Rome au 16ème siècle, ce siècle douloureux pour l’Église et son unité, puisque c’est le moment de la séparation avec nos frères protestants et le Concile de Trente qui est la base de ce qu’on appelle la contre-réforme catholique.  Au milieu de ce temps, tellement difficile, il y aura ce prêtre qui va fonder l’Oratoire.  Il est appelé le joyeux saint de Rome.  Un prêtre très austère, mais toujours joyeux.  Voilà ce qu’il disait à la fin d’un temps de prière : « Allez, l'heure de votre prière est finie, mais non celle de bien faire. Soyez joyeux, toujours joyeux ! Soyez bons si vous le pouvez ».  Soyez joyeux, toujours joyeux !  Et nous connaissons cette autre maxime qui dit : « un saint triste est un triste saint ».  Notre joie, je vous l’ai déjà dit, n’est pas une joie dans les airs, mais la joie de savoir que le Seigneur est toujours à côté de nous.

Dans ce discours d’adieu de Jésus que nous lisons depuis une bonne semaine, Jésus nous a beaucoup parlé de son Père.  Aujourd’hui, il nous fait découvrir l’Esprit.  Dans ce dernier discours, le Seigneur veut nous faire entrer dans le grand mystère de la Trinité.  Notre Dieu est communion, communion de personnes et d’amour entre le Père, le Fils et l’Esprit.  Et s’il le dit maintenant, c’est parce que son passage sur terre se termine, mais qu’il veut assurer ses disciples de la présence de Dieu pour toujours auprès d’eux.  On pourrait aussi appeler le Saint-Esprit : Emmanuel « Dieu-avec-nous ».  On va les exclure des assemblées, on va les tuer - et c’est déjà le cas lorsque Jean écrit son évangile - mais le Seigneur sera toujours avec vous, il est l’Esprit de vérité qui rend témoignage.

Enfin, je vous l’ai déjà dit : témoigner en grec, cela signifie être martyr.  Et de fait, et Jésus et les premiers chrétiens vont témoigner jusque dans le sang.  Et donc, dit Jésus, il ne faut pas être scandalisés.  Et là aussi, le terme grec nous aide.  Le scandale, c’est une pierre sur laquelle on trébuche.  Et on comprend bien : ils annoncent une bonne nouvelle et ils sont attaqués.  C’est une fameuse pierre sur laquelle on trébuche …  Mais le Seigneur, en cette année sainte, les invite à l’espérance.  Votre témoignage sera effectif, mais quand, comment, où, il ne faut pas se poser la question.  C’est le travail de Dieu.  Mais notre témoignage, à la suite de celui de Jésus, porte toujours du fruit.  Je vous ai déjà cité cette très vieille maxime qui disait : « Sanguis martyrorum, semen christianorum » - « le sang des martyrs est un semence des chrétiens ».  Mais il en faut parfois du temps pour qu’une semence, morte en terre, pousse, sorte de terre et donne du fruit.  Patience, espérance : grande vertu à cultiver en ces temps difficiles.      

 Bénissons le Père tout-puissant qui nous relève en son Fils !

R/ Béni sois-tu !

Pour la gloire du Ressuscité qui rayonne sur le monde,

Pour la lumière de la foi qui pénètre nos cœurs,

Pour l’avenir où tu nous engages avec toi,

Pour le chemin de l’éternité ouvert à tous les hommes,

Pour l’Esprit répandu sur toutes les nations,

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Philippe Néri, que nous célébrons aujourd’hui, était le « saint de la joie ». Et moi, en qui est-ce que je mets ma joie ?

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