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Samedi de la 5ème semaine de Pâques

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »

Nous avons lu il y a 3 jours, à l’office des lectures, la lettre à Diognète qui disait, en parlant des chrétiens : « Ils sont dans la chair, mais ils ne vivent pas selon la chair. Ils passent leur vie sur la terre, mais ils sont citoyens du ciel. » Et un peu plus loin : « Le monde déteste les chrétiens, sans que ceux-ci lui aient fait de tort, mais parce qu'ils s'opposent à ses plaisirs. »  Ce texte reprend cet extrait de Jean où le mot « monde » a un sens terriblement négatif.  Le monde, c’est ce qui ne correspond pas au Royaume, pour faire court, aux Béatitudes.  En paraphrasant Guy Béart : « Le chrétien a dit la vérité, il doit être exécuté ».  Notre idéal dérangera toujours le monde.  Alors que le vice-président des États-Unis disait qu’il y avait une hiérarchie dans l’amour des autres, notre Pape, qui était encore cardinal, n’hésitait pas à écrire : « « JD Vance a tort : Jésus ne nous demande pas de hiérarchiser notre amour pour les autres. »

Mais, en même temps que nous ne sommes pas du monde, en même temps, nous sommes dans le monde.  C’est le contraire d’une secte qui va vivre en dehors, ou bien encore les Amish qui se distingue par son conservatisme, sa simplicité de vie et son refus de la technologie moderne, que l’on voit habillés comme il y a 100 ans, se promenant en calèche tirée par des chevaux et refusant ordinateur, TV ou encore téléphone …  Non, nous sommes pleinement dans le monde ; nous utilisons les réseaux sociaux, nous travaillons sur des ordinateurs et tous les diocèses ont des services de communication.

Alors, comment être dans le monde, sans être du monde ?  Peut-être en essayant, malgré les persécutions larvées ou directes, d’y être comme un levain, en essayant d’évangéliser les pratiques du monde.  On célèbre aujourd’hui les 10 ans de Laudato Si, cette grande encyclique sur l’écologie.  De l’intérieur, nous essayons de promouvoir un respect de la création et de son sommet, l’homme.  Nous devons faire progresser le monde dans ce sens de l’écologie, mais cela ne fonctionne que si l’Église elle-même va dans ce sens, concrètement.  Alors, qu’est-ce que je fais, moi, pour respecter davantage la terre et ses habitants ?  Amen 

 Jésus de Nazareth, reconnu Fils de Dieu par ta résurrection,
bénis et sanctifie tous les hommes.

R/ Souviens-toi de tes frères.

Premier des vivants, tu fais renaître celui qui croit en toi,
donne aux baptisés de vivre en fils de lumière.

Toi qui soutiens la confiance de ton Église en marche,
donne-lui d’annoncer hardiment ta résurrection.

Tu es entré après beaucoup de souffrances dans la gloire du Père,
change en joie la peine des hommes.

Tu nous appelles au festin du Royaume,
sois le pain qui nous ressuscitera au dernier jour.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

C’est aujourd’hui le 10ème anniversaire de l’encyclique Laudato si’. Et si je la lisais ou la relisais ?

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