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Vendredi après l'Ascension de Jésus

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie. La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde. Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions. »

Peine, Joie, Pâques
Peine tout d’abord.  Pourquoi fondamentalement les disciples sont-ils tristes.  Tout simplement parce que Jésus s’en va.  La cause la plus profonde de nos tristesses, vient d’un sentiment de solitude.  Le Seigneur l’avait déjà dit à la création : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ».  Et le péché aussi nous conduit à la solitude : nous nous souvenons du fils cadet, qui ayant « tué » père et frère, se retrouve seul à garder les cochons.  
La peine des disciples est d’autant plus grande qu’il n’y a pas de compassion autour d’eux : le monde, lui, se réjouit …

Joie ensuite.  L’évangile nous la décrit en trois points.
Tout d’abord, cette joie vient d’abord du fait que le Seigneur va nous revoir et non pas que nous allons le revoir.  Étonnant, non ?  Cela nous rappelle simplement que le Seigneur est toujours le premier et que notre joie profonde vient du fait de nous savoir regardés par lui.
Ensuite, cette joie est dans le cœur.  C’est tout, sauf une joie superficielle ; elle est ancrée là où se trouvent nos sentiments profonds.  Et parfois, en apparence, nous pouvons sembler tristes par toutes sortes d’événements, mais demeure en nous une joie profonde, puisque le Seigneur nous regarde avec amour.
Et enfin, cette joie, personne ne pourra l’enlever.  C’est Paul qui dira aux premiers chrétiens de Rome : « Qui pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus Christ …  Rien ne pourra nous en séparer »

Et pour terminer, le mystère pascal de la mort et de la résurrection que Jésus explique si bien par l’image de l’accouchement.  Oui, aimer fait souffrir, mais aimer donne la vie.  Amen  


 Ô Christ, tu es entré dans la gloire,
envoie le don que tu nous as promis,
pour que nous soyons revêtus de la force d’en haut.

R/ Envoie sur nous ton Esprit !

Ne nous laisse pas orphelins, 
que vienne sur nous l’Esprit consolateur.

Tu nous veux prudents comme le serpent, simples comme la colombe,
que ton Esprit Saint nous fasse discerner ce qui est bon.

Tu sièges à la droite du Père, où tu intercèdes pour les hommes,
que l’Esprit unisse notre prière à la tienne.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Je peux m’associer à la prière des familles, des grands-parents et des personnes âgées qui se réunissent à Rome cette semaine, pour l’année sainte.



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