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Mardi de la 13ème semaine 

du Temps de l'Eglise 

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent. Et voici que la mer devint tellement agitée que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait. Les disciples s’approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. » Mais il leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs, hommes de peu de foi ? » Alors, Jésus, debout, menaça les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Les gens furent saisis d’étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »

Évangile très court, mais qui dit des choses fondamentales, sur Dieu, sur l’Église et sur nous.

On nous parle d’abord de la barque.  La barque, vous le savez bien, dans les évangiles, c’est l’image, l’icône de l’Église.  Qu’est-ce qu’on nous dit de l’Église : elle est sur la mer.  Et vous le savez aussi, la mer, dans la symbolique biblique, c’est la mort.  C’est pour cela que Pierre marchera sur les eaux, sur la mort et que la mer va s’écarter en deux pour laisser passer le peuple de Dieu lors de la sortie d’Égypte.  L’Église n’est donc pas un ilot séparé du monde, elle est en plein dans le monde.  Juste avant que je ne quitte Rome, commençait le Jubilé des chrétiens orientaux d’Ukraine.  Et lors de la messe, le Pape a rencontré les mamans de jeunes morts au combat.  Oui l’Église est là au milieu du Royaume de la mort.  Et parfois, comme dans l’évangile de ce jour, la mort entre en elle, la mer recouvre la barque.  

Et Jésus ?  Du coup nous avons l’impression que Jésus aussi est mort, puisqu’on nous dit qu’il dort.  C’est d’ailleurs le terme que Jésus emploie pour la petite fille décédée : « elle n’est pas morte, elle dort seulement ».  Autrement dit, dans les souffrances du monde et de l’Église, nous avons l’impression de l’absence de Dieu ; il est comme mort.  Mais comme pour la petite fille, il nous dit à chacun : « Je ne suis pas mort, je dors simplement ».  Alors, pourquoi ne se réveille-t-il pas ? Et là aussi, c’est le verbe qui indique la résurrection.

Et là, c’est notre travail.  Ça a l’air bête, mais ça ne l’est pas … Il ne se réveille pas, parce que nous ne le réveillons pas.  Cela s’appelle, tout simplement, la prière.  Il faut bien comprendre …  Pas que Dieu ait besoin de notre prière : il est Dieu tout de même, mais il ne veut rien faire sans nous, il respecte toujours notre liberté.  Si nous essayons d’écoper les barques de nos vies tout seul, il nous laissera faire ; si nous voulons construire notre vie sans lui, il ne nous en empêchera pas.  Dieu est amour et donc l’amour ne s’impose pas ; il est là à la disposition de celui qui en veut.  Nous avons besoin et notre monde a tellement besoin de Dieu.  Alors, n’hésitons pas à le réveiller.  Amen


 Appelés avec le Christ à devenir louange à la gloire de son Père, nous l’acclamons :

R/ Notre Sauveur et notre Dieu !

Réveillés de notre sommeil et relevés d’entre les morts,
nous offrons par toi le sacrifice de louange.

Donne-nous de garder aujourd’hui tes commandements,
en faisant comme toi ce qui plaît au Père.

À chaque heure de ce jour, puissions-nous te bénir :
que nos paroles et nos actes soient ta vraie louange.

Accorde-nous de ne contrister personne aujourd’hui ;
à ceux qui nous rencontrent, fais-nous porter la joie.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

En ce premier jour de juillet, je confie à Dieu tous ceux qui ne peuvent pas partir en vacances.

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