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Mercredi de la 17ème semaine 

du Temps de l'Église


 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ.
Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. »

Après les paraboles de la graine de moutarde et du levain que nous avons entendues avant-hier ; deux nouvelles paraboles tout aussi petites sur le Royaume des Cieux, pleinement accompli auprès de Dieu, mais déjà présent ici et maintenant. 

Tout d’abord, celle du trésor caché dans le champ qu’un homme découvre.  Première chose que Jésus nous dit, c’est que le trésor est caché.  Conclusion logique : il faut donc le trouver.  Mais ce qui est étonnant ici, c’est que l’homme ne le cherche pas … et pourtant il va le trouver, sans doute par hasard, au moment où il s’y attend le moins.  C’est cela le Royaume.  Comme dit le Petit Prince, l’essentiel est invisible pour les yeux …  Et pourtant, à certains moments, il se dévoile, il se révèle à nous : moments de grâce par excellence.  Encore faut-il les reconnaître comme des signes de la présence de Dieu parmi nous.  Si je prends un exemple lié à la beauté - chemin vers Dieu -.  Lorsque j’anime une retraite au Foyer de Charité de la Flatière, je suis en face du massif du Mont Blanc : une merveille.  Là, je découvre la beauté et la grandeur de Dieu.  Mais figurez-vous que c’est dans la vallée de Chamonix que la pratique religieuse est parmi les plus basses de France.  Tout le monde ne voit pas ces merveilleuses montagnes comme un clin d’œil que Dieu nous fait.

La deuxième parabole est différente, puisque là, l’homme cherche une perle ; perle qu’il finit par trouver.  Parfois donc le Royaume se révèle à nous sans que nous le cherchions, mais raison de plus, pourrait-on dire pour le chercher davantage ; pour que ces moments de grâce que nous vivons nous donnent envie d’en vivre encore davantage.  Si vous mangez trop de chocolat, on dit que vous faites un péché de gourmandise.  Mais la gourmandise spirituelle, ça on peut en user autant qu’on veut.  Plus je m’approche de Dieu, plus je veux encore m’approcher davantage.

Alors, on comprend la conclusion des deux paraboles : le caractère absolu que la recherche du Dieu et du Royaume peut prendre : on finit par préférer Dieu à tout, ou plutôt, on devrait finir par préférer Dieu à tout.  Mais nous le savons bien, si en théorie, nous sommes d’accord qu’il n’y a que Dieu qui est Dieu, en même temps, nous savons aussi que beaucoup de petits dieux habitent nos vies et que c’est un combat permanent de dire et de redire, comme Thérèse d’Avila : « Solo Dios basta » - « Dieu seul compte » Amen    

 Rendons grâce au Christ, premier-né avant toute créature. Bénissons-le et demandons-lui :

R/ Jésus, Fils de Dieu, sanctifie tes frères !

Tout au long de ce jour, garde-nous en ta présence,
et rends-nous forts contre le mal.

Que ta sagesse nous tienne dans la vérité, 
qu’elle éclaire nos projets et nos actes.

Ouvre nos yeux : qu’ils voient le pauvre et le malheureux,
que nous puissions te reconnaître en eux.

Accorde-nous la grâce
de ne faire à personne ce que nous redoutons pour nous.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Un peu de mon temps, un peu d’argent, un sourire…. Je décide de donner quelque chose aujourd’hui.


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