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Saint Ignace de Loyola

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
« Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui. » Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » Lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, il s’éloigna de là.

Vous connaissez désormais le refrain : le Royaume est pleinement accompli en Dieu et toujours en réalisation sur terre.  En plus, cette parabole est écrite dans un style apocalyptique, qui pourrait nous faire peur.  En fait, il est plein d’optimisme, comme une véritable apocalypse : une révélation.

Premier aspect : le filet du Royaume est plein.  Cela rejoint une autre parabole où le Roi qui invite à un festin dit : « Je veux que ma maison soit pleine ».  Dieu est toujours dans l’abondance, dans la surabondance.  Il y a toujours de la place pour qui veut y entrer, Dieu ne retirera pas le filet avant qu’il soit plein de toute l’humanité.  Et donc, le chrétien n’arrête pas de « pêcher » tout ce qui se vit dans le monde, au cas où cela pourrait servir pour l’agrandissement du Royaume.

Deux, il faut trier.  C’est le fameux « juger » de la trilogie de Cardijn : Voir - juger - agir.  Tout n’est pas bon pour le Royaume ; pour reprendre l’image des poissons, on dirait que tout n’est pas comestible.  Il existe des choses sur la terre qui me nourrissent et donc qui sont bonnes pour le Royaume et il existe des réalités qui m’empoisonnent et qui sont le contraire du Royaume d’amour, de justice et de paix voulu par Jésus.  Mais nous l’avons bien compris, on ne juge qu’une fois que nous avons les choses en mains, que le filet est retiré.  Nous ne jugeons pas avec des a priori, « de loin ».

Trois enfin.  Avec son humour habituel, Jésus nous fait comprendre que ce n’est pas forcément l’ancien qui est bon, ni le neuf.  Dans le Royaume, la tradition peut apporter du bien et la nouveauté peut le faire aussi.  Ce n’est donc pas un critère en soi.  On comprend : les pharisiens pensaient que seule la loi était bonne et certains premiers chrétiens pensaient qu’il fallait tout jeter à la poubelle.  C’est ce qui fera dire à Jésus : « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir la Loi ».  La seule chose qui compte donc, c’est telle ou telle chose me fait-elle grandir, me nourrit-elle, me conduit-elle à l’amour ou le contraire ?  Amen  

 Jésus, tendresse de Dieu pour la terre,

R/ Donne-nous l’Esprit de vie.

Dieu fidèle, ton alliance continue ses merveilles ;
pour que nous sachions les voir, ouvre nos cœurs.

Ta présence en nous est source vivifiante ; 
qu’elle fertilise nos actions en ce jour.

Regarde ceux qui nous sont proches par la vie et le travail :
que leurs œuvres manifestent ta sagesse et ta bonté.

Ta volonté, Seigneur, est lumière sur le chemin ; 
que les jeunes découvrent la joie de te servir.


Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

En cette fête de saint Ignace, fondateur des jésuites, je prie pour toute la famille ignatienne.


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