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Saints Anne et Joachim

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus proposa aux foules une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?” Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?” Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.” »

Anne et Joachim.  L’une fêtée dès le 6ème siècle et le pauvre Joachim seulement ajouté au 17ème siècle.  Seule la tradition nous donne des prénoms ; on ne sait même pas s’ils sont authentiques.  Peu importe : Marie a forcément eu des parents !  Si l’Évangile ne dit pas grand-chose de Marie et Joseph, elle ne dit pas un traitre mot des grands-parents de Jésus.  Et pourtant, sans eux non plus, il ne serait pas là.  Au cœur de la vie du monde, la majorité des acteurs de bonté et de beauté sont des Anne et Joachim : des sans-nom, des sans-grade.  Et pourtant, sans eux, une partie des merveilles qui nous sont donné de contempler dans notre vie quotidienne, ne serait pas là.  Cela me fait penser à la fin de la guerre.  Il y a eu les armées alliées, mais il y a eu aussi le travail souvent plus caché de la résistance.  Mais, sans eux, quand les Alliés seraient-ils arrivés au bout de la tâche ?  

Deux. C’est normalement évident, mais c’est bon de le rappeler : celui qui sème en nous et autour de nous le bon, c’est le Seigneur.  Le Mal en nous et autour de nous ne vient pas de Dieu mais l’ennemi comme il est appelé ici.  Un ennemi, c’est celui qui veut mettre la main sur nous, être notre chef, nous enchainer si nécessaire, voire nous tuer.  Il suffit de regarder les conflits actuels.  L’ennemi, c’est toujours celui qui veut avoir la puissance.  Et vous savez comment on dit ivraie en grec et en latin : zizania, ce qui a donné zizanie en français.  Il essaie d’avoir son pouvoir en nous séparant, en nous opposant, en nous divisant.  La sagesse populaire le dit bien : « Diviser pour régner ».  Il y a le bien d’un côté et le mal de l’autre.

Mais le Seigneur nous invite à ne pas aller trop vite ; à ne pas séparer trop vite, car nous ne voyons pas toujours très clair entre où est le bien et où est le mal.  Sans entrer dans un débat politique, avons-nous eu la même impression sur les palestiniens, le jour où ils ont lancé cette guerre de façon atroce ou maintenant lorsqu’on voit mourir de faim leurs enfants à Gaza ?  Je vous le redis : je donne juste un exemple ici, mais il faut parfois du temps pour voir clair.  Et c’est la même chose en nous.  Il faut du temps pour repérer ce qui est bon ou pas en nous.  Ce qui unit ou ce qui divise.  Laissons Dieu le faire, lui le Dieu qui veut l’unité et ne jugeons jamais au risque de nous perdre.  Amen

 En union avec Marie, Mère de Dieu, et tous les saints, nous supplions le Seigneur :

R/ Délivre-nous, Seigneur.

Par le mystère de ta sainte incarnation,

Par ta venue en ce monde,

Par ta naissance et ton épiphanie,

Par ton baptême et ton jeûne au désert,

Par ta croix et ta passion,

Par ta mort et ta mise au tombeau,

Par ta résurrection du séjour des morts,

Par ton admirable ascension,

Par la venue du Saint-Esprit consolateur,

Au jour du jugement,

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Quelle est l’ivraie dans mon cœur dont je pourrais me débarrasser ? Peut-être puis-je le faire dans une démarche de réconciliation ?

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