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Mardi de la 29ème semaine du Temps de l'Église 

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! »

Vous avez déjà attendu quelqu’un qui est en retard ? Le train, le bus, ou… un ami toujours « presque parti » ? L’attente, c’est long. Mais quand la personne arrive, on oublie tout. Jésus aujourd’hui nous parle d’attente — mais pas une attente passive, une attente pleine de vie : « Restez en tenue de service, les lampes allumées. »
Jésus ne dit pas : « Restez stressés », mais « restez éveillés ». On peut avoir les yeux ouverts mais le cœur endormi. La routine, les écrans, les soucis — tout cela peut nous endormir spirituellement. Être éveillé, c’est garder le sens de la présence : « Où est Dieu dans ce que je vis ? ». « À qui puis-je donner un peu de lumière aujourd’hui ? » C’est une vigilance du cœur, pas de l’agenda. Comme une veilleuse dans la nuit, même petite, elle suffit à ne pas se perdre.

Être en tenue de service, c’est choisir d’aimer activement. « Tenez-vous prêts, la ceinture autour des reins » : c’est l’image du serviteur qui ne reste pas assis, mais prêt à agir. Le chrétien, ce n’est pas quelqu’un qui attend le retour du Christ en croisant les bras. C’est quelqu’un qui fait le bien en attendant. Et Jésus fait une promesse bouleversante : « Il passera pour les servir. » Oui, le Maître lui-même nous servira ! C’est renversant : Dieu, Serviteur !!!

« Heureux ces serviteurs que le maître trouvera éveillés. Ce bonheur, ce n’est pas pour plus tard, c’est déjà maintenant. Chaque fois que je reste fidèle, que je continue d’aimer malgré la fatigue, je goûte un peu de ce bonheur du Royaume. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est lumineux. Dieu ne cherche pas des héros, mais des veilleurs : ceux qui, dans le silence du quotidien, tiennent leur lampe allumée.

On pourrait dire que Jésus nous demande d’être des “lampes connectées” : pas pour briller sur les réseaux, mais pour rester branchés à Lui ! La prière, c’est notre recharge quotidienne — sinon, la lampe s’éteint… et on finit en mode “veille”.

 Seigneur, Toi la Lumière qui ne s’éteint jamais,
fais de nous des veilleurs d’espérance.

 

Quand le monde s’endort dans l’indifférence,
rends nos cœurs attentifs aux cris des pauvres.
 
Quand la nuit semble trop longue,
garde nos lampes allumées de foi et de patience.
 
Que ton retour nous trouve debout,
en train d’aimer, de servir, de sourire.
 
Et qu’à ton festin, nous soyons nombreux,
porteurs de la flamme de ton amour.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 Choisissez un bien, un temps, ou un talent – que ce soit un objet chez vous, une heure de votre journée, ou un savoir-faire – et offrez-le à quelqu’un aujourd’hui. Cela peut être : donner un livre que vous ne lisez plus, consacrer une heure à un ami ou à un voisin, partager votre savoir avec un collègue. Et dans ce geste, souvenez-vous : « ce que j’ai ne dépend pas de moi, mais ce que je fais avec l’autre dépend de moi ».

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