Jour de Pâques Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours ! Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roul...
Samedi-Saint Aujourd’hui… Dieu ne fait rien. Voilà. C’est presque gênant à dire. Nous préférerions un Dieu actif, efficace, visible… un Dieu qui agit, qui console, qui intervient. Mais aujourd’hui… rien. Pas de parole à méditer. Pas de geste à contempler. Même Jésus… se tait. Il n’enseigne plus. Il ne guérit plus. Il ne relève personne. Il est… ailleurs. Et nous voilà face à quelque chose que nous évitons souvent : un Dieu absent des radars. Un Dieu qui ne répond pas aux messages. Le Samedi Saint, c’est le jour de tous ceux qui disent : « J’ai prié… et rien. » « J’ai espéré… et rien. » « J’ai cru… et maintenant ? » C’est le jour où la foi cesse d’être une évidence et devient… une décision. Pas spectaculaire. Pas héroïque. Juste… rester là. Sans preuve. Sans consolation immédiate. Car il faut bien le dire : entre la croix et la résurrection, il y a ce moment étrange où tout pourrait basculer dans l’oubli. Un jour où Dieu semble… en retrait. Comme s’il respectait jusqu’...